Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Pour qu’il devienne réellement un monde dans le monde

    Genève: réflexion du Père Calvez sur le tiers monde (171289)

    Genève, 17décembre(APIC) Les trois défits majeurs de ces dernières années

    auxquels les pays du tiers monde doivent faire face sont, selon le Père Jean-Yves Calvez, jésuite, directeur de la revue française "Etudes" et professeur à Sciences politiques à Paris, l’écart grandissant entre le Nord et

    le Sud, la concurrence entre une aide demandée par les pays de l’Est et les

    pays sous-développés et la mauvaise articulation des projets de développement au niveau macro-économique et local.

    Le Père Jean-Yves Calvez, qui vient de publier un ouvrage dont le titre

    est "Le tiers monde, un monde dans le monde", était invité par le Centre

    d’information des Organisations internationales catholiques, le jeudi 14

    décembre, à Genève, pour parler des relations entre les pays développés et

    le tiers monde.

    Dans un premier temps, le Père Calvez a analysé la diversité des pays

    sous-développés. Certes, dit-il, quelques pays, comme ceux du Sud-Est asiatique (Corée du Sud, Taïwan, Singapour...), semblent émerger de leur situation et atteindre bientôt le peloton des pays industrialisés. Mais, fait-il

    remarquer, les pays du tiers monde continuent à former une entité homogène.

    Leurs principales caractéristiques étant: une relative pauvreté; un taux

    démographique élevé; la persistance d’éléments des sociétés traditionnelles

    à côté d’autres typiques des sociétés modernes; un faible taux de scolarité.

    Ne pas baisser les bras

    Selon l’orateur, dans l’ensemble, la situation socio-économique des pays

    du tiers monde n’a pas fondamentalement changé, même si des progrès ont été

    accomplis. Et c’est justement la persistance des problèmes des pays sousdéveloppés qui lui fait dire qu’il faut continuer le combat pour le développement. Il s’est dès lors élevé contre certains courants qui rejettent

    la responsabilité du sous-développement sur les pays eux-mêmes.

    On peut aider les pays sous-développés, relève le Père Calvez "mais il

    faut prendre aussi en compte les aspects sociologiques et politiques et pas

    seulement les données économiques. Il faut agir pour que les pays du tiers

    monde connaissent un changement au niveau des structures socio-culturelles

    et des mentalités. Dans ce cadre, l’éducation joue un rôle important". Et

    de citer l’exemple de l’expérience d’éducation populaire qui se développe

    dans les pays andins.

    Concluant son exposé en reprenant une phrase de Jean Monnet: " Je ne

    suis pas optimiste, mais résolu, car l’aspiration du développement est universelle ", le Père Calvez s’est encore déclaré relativement déçu du rôle

    de l’Etat dans le développement.

    Endettement international

    A Genève toujours, dans le cadre des problèmes des pays du tiers monde,

    deux autres conférenciers se sont exprimés jeudi 14 décembre au sujet de

    l’endettement international et sur les responsabilités, défis et propositions pour les années 1990. L’économiste genevois Dominique Bierdermann,

    s’exprimant notamment au sujet de la pétition lancée récemment par les

    oeuvres d’entraide suisses demandant la création d’un fonds de 700 millions

    de francs pour le rachat des créances contractées auprès des banques et du

    gouvernement suisse par les pays du tiers monde, estime que même si elle

    n’est pas parfaite, cette pétition s’engage néanmoins dans le sens du désendettement mondial.

    Le Frère Roger Berthouzoz est intervenu pour sa part sur des questions

    morales qui se posent à propos de la dette internationale. Il a analysé les

    propositions de la Commission pontificale "Justice et Paix", lesquelles

    s’articulent autour de six points majeurs: la coresponsabiltité; la confiance dans les rapports internationaux; le partage des efforts et des sacrifices; la participation de tous; la création de nouvelles solidarités; la

    mise sur pied de mesures d’urgence et à long terme. Dans ce cadre, frère

    Roger Berthouzoz a mis l’accent sur la nécessité d’innover dans les rapports Nord-Sud, en évitant toute forme de paternalisme de la part des pays

    dévelopés et en favorisant un changement de mentalité dans les pays sousdéveloppés. (apic/pp/pr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus