Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    relative aux populations aborigènes et tribales

    Genève : prochaine révision de la convention (260488)

    Genève, 26avril(APIC) Ces oubliés de nos sociétés que sont les aborigènes

    et les populations tribales seront au centre des préoccupations de la

    Conférence internationale du travail (OIT) qui aura lieu en juin prochain à

    Genève. L’un des points en discussion sera, en effet, la "Révision

    partielle de la convention (No.107) relative aux populations aborigènes et

    tribales" qui, malgré le fait qu’elle date de 1957, reste le seul

    instrument international pour protéger ces groupes de populations.

    Quels sont donc ces groupes ? Las Amérindiens, les Lapons, les nomades

    du Sahara, les Masaïs, les Pygmées, les aborigènes d’Australie, les

    Esquimaux et bien d’autres. Au total, quelque 300 millions de personnes. Et

    qui restent pourtant les moins protégées et les plus exploitées dans tous

    les pays. Des populations souvent sacrifiées à la "civilisation". Les

    découvertes de pétrole, les constructions de barrages justifient souvent à

    elles seules des mesures de déplacement forcé de ces populations. Et même

    des exterminations.

    De plus ces populations autochtones, c’est-à-dire originaires du pays,

    sont souvent soumises à de fortes pressions pour leur faire abandonner leur

    identité culturelle, en les empêchant de parler leur langue, de conserver

    leur religion et leurs moyens ancestraux de se gérer. Et des cas

    incontestables de génocide ont été souvent dénoncés aussi bien à l’OIT qu’à

    des organismes des droits de l’homme de l’ONU et par différentes

    organisations gouvernementales.

    La convention reconnaît aux aborigènes le droit d’être propriétaires des

    terres traditionnellement occupées, de conserver leur religion, de

    bénéficier de soins de santé et d’être instruits dans leur langue

    maternelle. Mais son orientation "paternaliste" - n’oublions pas qu’elle

    date de plus de 30 ans - rend sa révision des plus urgentes. Aujourd’hui

    encore, en effet, ces populations ne peuvent pas participer aux décisions

    qui les concernent. Cette question sera donc discutée à la Conférence. On y

    traitera également de la protection efficace des populations autochtones

    contre leurs propres gouvernements qui souvent abusent de leurs pouvoirs.

    Tache lourde donc, mais que l’Eglise a faite sienne depuis longtemps. A

    chacun de ses voyages lointains, Jean Paul II a tenu en effet à rencontrer

    les populations autochtones. Lors de sa visite en Equateur, en 1985, le

    pape avait déjà clairement déclaré qu’il approuvait le désir des

    communautés indiennes de gérer leur propre progrès "sans interférence de la

    part de ceux qui veulent vous provoquer à la violence ou vous maintenir

    dans une situation d’inacceptable injustice." (apic/ar/ym)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus