Genève, 20septembre(APIC) Dans le but de marquer le 30e anniversaire de
la Déclaration des droits de l’enfant et à la veille de l’adoption par les
Nations-Unies de la Convention des droits de l’enfant, l’association "Journée mondiale de la paix" a mis sur pied mardi 19 septembre à Genève de multiples manifestations basées sur "Les droits de l’enfant à une vie plus
juste". A cette occasion, le temple de la Fusterie a été le thêatre de diverses initiatives: présentations de vidéos, projections de films, exposition, allocutions officielles de l’UNICEF et des autorités communales et
cantonales, table ronde, méditation et célébration.
La table ronde, animée par Guy-Olivier Segond, président de la Commission fédérale de la jeunesse, ainsi que par Marie-Laure Beck, présidente du
Mouvement mondial des mères, le chanoine Joseph Moerman, fondateur de l’Année internationale de l’enfant et Andras November, professeur à l’Institut
universitaire d’études du développement, a été l’un des moments forts de
cette journée.
Guy-Olivier Segond a orienté son intervention sur les problèmes que connaissent les enfants dans les pays développés. Sans négliger les graves
difficultés des enfants du tiers monde, il a mis l’accent sur les enfants
du quart monde, sur les enfants battus et les problèmes d’éducation que
doivent résoudre les enfants clandestins vivant à Genève. Face à cette dernière question, "la responsabilité de la Genève pédagogique est énorme", a
souligné Guy-Olivier Segond, en rappelant que le droit à l’éducation date
de 1536, date de l’adoption de la Réforme. En outre, a-t-il ajouté, "la réputation de la Faculté de pédagogie et le nom de Piaget nous donnent une
responsabilité particulière".
Pour sa part, Marie-Laure Beck a lancé un appel pour que tous les pays
ratifient la Convention des droits de l’enfant. Elle a notamment mis l’accent sur les articles de la Convention qui touchent la famille monoparentale, la protection de la vie de l’enfant dès sa conception, les enfants handicapés.
Le chanoine Joseph Moerman a de son côté estimé que si un texte n’est
pas en lui-même suffisant pour protéger les enfants, la multiplication des
déclarations et des mesures juridiques a fait avancer la cause des enfants
depuis 30 ans. Selon lui, aujourd’hui, les droits des enfants sont inscrits
dans la pratique des Etats. Dans le même sens, l’Année internationale de
l’enfance a favorisé une prise de conscience. Concluant son intervention,
le chanoine a encore évoqué le rôle que peut jouer l’opinion publique face
à un Etat pour faire pression afin qu’il mette en pratique la Convention
sur les droits des enfants, il a attiré l’attention sur le fait que les
chrétiens sont particulièrement concernés par cette question.
Quant au professeur Andras November, il a regretté que la Convention ne
contienne pas un article sur l’enfant et l’écologie. "Nous sommes responsables face à la génération future", a-t-il dit avant d’exprimer son souhait de l’adoption d’une Convention sur l’environnement. La journée s’est
achevée par une célébration interreligieuse groupant l’ensemble des Eglises
chrétiennes et les religions bouddhiste, juive, islamique et hindoue.
(apic/pp/pr)