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    arabe dans les territoires occupés par Israël

    Genève: Pax Christi solidaire de la population (140690)

    Genève, 14juin(APIC) Pax Christi, mouvement international catholique pour

    la paix, dans le cadre du rapport du Directeur Général du Bureau International du Travail (BIT) sur la situation des travailleurs des territoires

    arabes occupés par Israël, rappelle "qu’une paix universelle et durable ne

    peut être fondée que de la justice sociale." Dans une déclaration faite au

    BIT, M. Jacques Vittori, représentant de Pax Christi International, le mouvement catholique pour la paix dit "sa consternation devant le recours injustifiable aux punitions collectives frappant par représailles des innocents."

    Pour le représentant de Pax Christi, une des formes particulièrement

    choquantes de punition collective qu’il dénonce est la destruction d’habitations palestiniennes. La Commission "Justice et Paix" du Patriarcat de

    Jérusalem a publié à ce sujet en juillet 1989 un document accablant démontrant que des destructions sont exécutées sur simple présomption. L’un des

    cas les plus flagrants est l’histoire de Hamad Bani Shams, du village de

    Beita. Malgré ses protestations d’innocence, cet ouvrier, père de deux enfants, fut emprisonné durant 14 mois avant que soit accepté l’alibi de son

    employeur juif certifiant qu’il était au travail au moment des faits qui

    lui étaient reprochés. Libéré, il retrouva sa famille, mais sa maison avait

    été dynamitée immédiatement après les incidents en même temps que 12 autres

    maisons du village. Il fut établi par la suite que la jeune fille israélienne tuée lors de ces incidents avait été atteinte accidentellement par

    une balle tirée par un garde du corps israëlien.

    Confiscation de biens essentiels

    M. Jacques Vittori cite d’autres faits révoltants comme exemples de punition collective déguisée en acte fiscal: selon Mgr Laham, vicaire patriarcal grec-catholique de Jérusalem, à Beit Sahour, village aux trois quarts

    chrétien", les choses les plus essentielles à la vie ont été confisquées, y

    compris d’humbles outils de travail comme de petites machines à coudre,

    gagne- pain de la femme quand le mari est en prison". Le but de ces actions, affirme Mgr Laham, "est de briser la volonté de résistance de Beit

    Sahour et de donner une leçon à tout le monde."

    Le représentant de Pax Christi dénonce en outre "la fermeture, sous divers prétextes, des écoles ( du jardin d’enfants à l’université) et les punitions infligées aux enseignants poursuivant en privé leur mission éducative. Ce qui constitue une pernicieuse violation d’un droit fondamental

    dont la promotion est l’honneur de toute nation. Aucune circonstance particulière ne saurait justifier que l’alphabétisation devienne un délit."

    Dans sa conclusion Jacques Vittori entend faire appel en premier lieu à

    la conscience du peuple juif, lui-même si durement perécuté au cours de son

    histoire. Rien ne saurait justifier de si graves violations aux droits de

    l’homme, d’autant qu’elles atteignent le plus souvent des innocents. Elles

    font en outre obstacle à une solution pacifique du conflit entre Israéliens

    et Palestiniens, pervertissent la jeunesse des premiers et sèment la révolte et la haine au coeur des seconds. (apic/com/ba)

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