Genève: ouverture de la 45ème session (300189)
Genève, 30janvier(APIC) Ouverte dimanche 29 janvier à Genève, la 45ème
session de la Commission des droits de l’homme durera jusqu’au 10 mars. La
Commission est un grand forum international ou toutes les questions des
droits de l’homme sont abordées. Plus de 1200 personnes participent à cette
réunion. Elles représentent 120 Etats, 120 organisations non gouvernementale (ONG), dont Pax Christi, Amnesty International, la Ligue des droits de
l’homme, et ATD Quart-Monde, notamment.
Pour ces derniers, la Commission est une tribune internationale qui permet de dénoncer, sur le plan international, toutes les situations arbitraires et dramatiques. Des témoignagent bouleversants sont souvent fait lors
de la réunion.
Peu d’Etats échappent aux critiques. D’après le rapport 1988 d’Amnesty
International, 135 pays sur 159 ont en effet quelque chose à se reprocher.
Car aujourd’hui, on prend en compte tous les aspects des droits de l’homme,
qu’ils soient politiques, sociaux, économiques ou culturels. Outre la torture, les emprisonnements arbitraires, les exécutions sommaires et les disparitions forcées, seront aussi traités les droits des minorités, l’abolition de la peine de mort, les droits des malades mentaux.
Le climat de détente et le "règlement" des conflits régionaux permet
d’espérer des améliorations dans différents pays. Mais l’Afrique du Sud,
les territoires occupés par Israël, l’Iran, le Chili et le Salvador seront
encore à l’ordre du jour. Les organisations non gouvernementales vont, par
ailleurs, parler de la Turquie, seul pays européen à violer systématiquement les droits de l’homme, de la situation au Tibet qui, malgré les réticences de la Chine, sera certainement abordée par différents participants,
ou encore de la Bulgarie dont un expert de la Sous-Commission, Dimitru Mazilu, auteur d’un rapport sur la jeunesse est toujours empêché, par son
gouvernement, de venir présenter son travail.
Autre sujet important: l’intolérance religieuse dont parlera sûrement le
cardinal Casaroli, lors de sa visite à la Commission, le 20 février. Un
autre hôte de marque s’exprimera également: Michel Rocard, premier ministre
français. Il prendra la parole le 6 février. (apic/ar/pr)