Genève: Noël des isolés (271287)
Genève, 27décembre(APIC) Le CARE (Caritas, accueil, rencontres, échanges)
a organisé, pour la douzième année consécutive, une fête pour le jour de
Noël. Environ 180 personnes ont participé au repas de midi et aux diverses
animations qui se sont succédées jusqu’en fin d’après-midi. On notait notamment la présence de Claude Haegi, maire de Genève et de Jean-Charles
Kempf, président de Caritas.
Cette année, pour les fêtes de fin d’année, une quarantaine de rendezvous ont été proposés aux personnes isolées par 24 associations. Parmi
ceux-ci, le Noël du CARE. Difficile de parler de ce qui se passe dans une
fête. Difficile surtout quand il s’agit de personnes en difficulté. Au premier abord, on aurait tendance à penser à une atmosphère de tristesse, à un
climat tendu. En fait, petit à petit, on s’aperçoit qu’un tas de petites
choses se dessinent. Ainsi, au cours du repas servi par une trentaine de
bénévoles, les gens se sourient, se parlent, les visages se détendent, les
regards s’illuminent. Quand le spectacle commence, c’est la même joie qui
éclate. Les gens dansent au son de l’accordéon, applaudissent le prestidigitateur Antonio Diaz. Mais il est clair qu’aucun mot ne peut rendre compte
de l’essentiel. Ce que chacun vit et ressent au plus profond de lui est
difficilement exprimable.
L’aventure du CARE
C’est bien une aventure que vivent tous les jours les gens du CARE,
l’équipe de responsables, Jean-Marie Viénat, prêtre-éducateur, Noël
Constant, Esther, Hélène, les bénévoles et toutes les personnes qui s’y
rendent. Jean-Marie Viénat, en s’adressant aux personnes présentes a su en
quelques mots donner le sens de cette journée. Il a rappelé la signification de Noël, jour d’espérance. Mais au CARE, on essaie de vivre Noël tous
les jours. Il a lancé un appel pour que toutes les fleurs qui poussent au
CARE -la tolérance, l’amitié, le respect de l’autre- ne soient qu’un début,
afin que d’autres lieux d’espoir germent dans une ville trop souvent repliée sur elle-même. (apic/pp/bd)