Genève, 9décembre(APIC) Le débat organisé par le Centre Universitaire
catholique (CUC) sur la chance des laïcs s’est déroulé le 8 décembre à
l’Aula de l’Université de Genève. Devant une petite centaine depersonnes
les 4 orateurs ont pris tour à tour la parole.
Le professeur Emile Poulat a retracé l’histoire des laïcs. Après avoir
rappelé leur statut aux débuts de l’Eglise (le laïc est un homme adulte),
il a souligné la fonction dominante du laïcat sur l’Eglise jusqu’à la fin
du XVIIIème siècle (les souverains nomment les évêques). Ce n’est qu’avec
l’avénement de la modernité, que les clercs prennent le pouvoir dans
l’Eglise. A la fin de son intervention, il a souligné l’apparent paradoxe
de cette fin du XXème siècle: alors que peu de laïcs revendiquent une place
dans l’Eglise, cette revendication retrace une résonnance jamais atteinte
jusqu’alors.
Selon Sugranyes de Franch, la compréhension de Vatican II est essentielle
pour saisir les enjeux actuels pour les laïcs. En tant que participant au
Concile, il en a rappelé les orientations principales, tout en insistant
sur l’extraordinaire climat de dialogue qui y règnait.
Les deux autres intervenants ont surtout mis l’accent sur leur engagement de chrétiens dans le monde. Odile Grandjean a parlé de son métier
d’enseignement et de son souci de concilier son travail et son éthique.
D’ou l’importance de son engagement dans une équipe d’action catholique.
Enfin, Guy Fontanet a rappelé ses activités en tant que responsables du
département de Justice et Police. Il a insisté sur ses efforts en vue de
l’amélioration du système pénitencier et pour une attitude humaine de la
police. Il a d’autre part revendiqué une reconnaissance des activités des
laïcs en affirmant que c’est leur rôle d’être des acteurs sociaux dynamiques à part entière. (apic/pp/bd)