Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    reçoivent les grands-mères de la place de mai.

    Genève: Les grands-parents genevois (170388)

    Genève, 17mars(APIC) Sous la dictature militaire en Argentine, plus de

    deux-cent enfants en bas âge ont disparus lors de l’arrestation de leurs

    parents, ou sont nés dans les camps de concentration. Les parents disparus

    ou assassinés, les enfants ont été le plus souvent adoptés par des policiers ou des soldats. Une cinquantaine de grands-parents genevois sont venus écouter le témoignage d’Isabel Mariani et d’Estella Carlotto, grandsmères de la place de Mai. La rencontre était organisée par "Pain pour le

    prochain" et "l’action de Carême".

    Les grands-mères se sont organisées avec une volonté implacable pour

    retrouver leurs petits-enfants: "Comment, se sont interrogées les deux

    grands-mères, ces policiers et ces soldats peuvent-ils vivre en voyant chaque jour le visage de cet enfant dont ils ont assassiné et torturé les parents?". Au nombre de douze, il y a dix ans, les grands-mères de la place

    de Mai sont maintenant quatre cents. Depuis dix ans, leurs efforts ont permis de retrouver la trace de 45 enfants disparus dont 20 ont pu être rendus

    à leurs familles.

    Après avoir entendu l’histoire des deux invitées, qui n’ont ni l’une ni

    l’autre, retrouvé leurs petits-enfants, des questions ont pu être posées.

    Le temps qui passe fait-il diminuer les espoirs? " Non, ont répondu les

    deux femmes, les gens parlent facilement en Argentine, nous sommes de plus

    en plus nombreuses et expérimentées, l’aide et la conscience des autres

    pays s’accroît. Même si nous ne retrouvons pas nos enfants de notre vivant,

    nous constituons des banques de données génétiques qui leur permettront de

    connaître la vérité plus tard."

    Quant au soutien de l’Eglise catholique, les deux femmes ont reconnu

    qu’il s’était avéré inexistant en Argentine, contrairement à celui des

    Eglises évangéliques: "Nous avons en Argentine une Eglise catholique conservatrice, nos prêtres progressistes ainsi qu’un de nos évêques ont été

    assassinés. Aussi, reçevons-nous parfois cette réponse terrible: "Vous

    n’avez pas su éduquer vos enfants, comment sauriez-vous vous occuper de vos

    petits-enfants?" Les deux femmes ont déploré que le Pape, malgré ses visites répétées ne les ait jamais ni rencontrées ni soutenues: "Cette injustice, seul le Ciel peut en juger!" (apic/mgn/bcy)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus