Genève : les colonies de vacances (180789)
Genève, 18juillet(APIC) Avec la fin de l’année scolaire, les colonies de
vacances catholiques de Genève proposent leurs programmes estivaux habituels. Sur un total de neuf colonies, sept sont organisées par des paroisses
qui possèdent des maisons en Valais, en Haute-Savoie et dans le canton de
Neuchâtel. Quant à celles mises sur pied par Caritas-Jeunesse, elles offrent aux enfants des séjours en Bretagne et en Normandie. Si tout paraît
se dérouler sans problèmes majeurs, en réalité les choses ont bien changé
depuis les premières expériences datant de plusieurs dizaines d’années. Jean Grob, président de la Fédération catholique des colonies de vacances, a
accepté bien volontiers de soulever quelques unes des questions qui se posent aujourd’hui.
L’objectif des premières expériences était d’offrir aux enfants qui
participaient aux activités paroissiales la possibilité de partir en
vacances. "Le départ en colonie était en quelque sorte intégré dans un tout
cohérent. Il n’y avait pas de rupture entre la période estivale et le reste
de l’année" précise Jean Grob. Aujourd’hui, la situation a changé. A part
quelques exceptions, notamment la colonie de la Fouly qui dépend de la
paroisse du Petit-Lancy, elles ne connaissent plus la même affluence des
jeunes. Ainsi, alors que le nombre d’enfants était en constante
augmentation jusqu’au début des années 1970 (2884 enfants en 1971), il
diminue régulièrement depuis lors pour se situer actuellement aux environs
de 3000. De même, le nombre de journées de séjour a passé de 60’000 à
quelque 20’000.
Changement de mentalité
Il est clair que la baisse de fréquentation des églises est une des
raisons de cette modification. Cependant, d’autres éléments peuvent rentrer
en ligne de compte. Ainsi, par exemple, le fait que les parents prennent
plus de vacances avec leurs enfants et dès lors les colonies deviennent un
complément. "Ceci d’ailleurs, n’est pas négatif" souligne Jean Grob.
Par ailleurs, les goûts des gens se sont aussi modifiés. Ainsi, les
jeunes recherchent plus volontiers des séjours avec des activités
spécifiques telles que la voile, l’équitation. Il est à noter dans ce cadre
que les colonies proposées par le Service des loisirs de l’Etat connaissent
une expansion régulière.
Problèmes d’encadrement
Un autre problème auquel sont confrontées les colonies de vacances
catholiques est celui de l’encadrement. En effet, les moniteurs engagés
sont tous bénévoles et ceci peut évidemment représenter un barrage alors
que les colonies de l’Etat offrent par exemple des indemnités relativement
importantes.
Malgré les difficultés rencontrées, les colonies restent selon Jean Grob
"un lieu privilégié pour l’apprentissage de la vie communautaire et du
partage des responsabilités, et aussi un milieu où peuvent se vivre des
valeurs importantes".
Enfin, estime Jean Grob, "la Fédération catholique des colonies de
vacances doit représenter un lieu d’échange, de confrontation des
expériences pour offrir de nouvelles perspectives". (apic/pp/mg)