Genève: le problème de la théologie de la libération, (190988)
Genève, 19 septembre (APIC) D’abord décrit il y a un certain nombre d’années comme progressiste, le cardinal Joseph Ratzinger, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, a expliqué lundi son itinéraire à la
la Télévision suisse romande. Invité de TJ Midi, il a expliqué "que les
temps changent" et que "la situation des années soixante était très
différente de la situation des années quatre-vingts; peut-être c’est possible que je suis au fond de mon âme plus conservateur...". Concernant le
problème de la théologie de la libération, le préfet de la Congrégation
pour la doctrine de la foi a expliqué que pour lui, "c’était le problème
d’une fausse relation entre politique, conscience et foi".
Interrogé à propos des récents événements politiques en Birmanie et en
Haïti, ainsi que sur le voyage du pape en Afrique australe, le cardinal
Ratzinger s’est néanmoins longuement entretenu à propos de la théologie de
la libération. De l’avis du cardinal Ratzinger, cette théologie est "une
politisation de la foi qui semble dans le moment être très très progressiste mais qui, en réalité, devrait guider à une théocratie que nous ne voulons pas tous".
Développer les aspects nécessaires et
positifs de la théologie de la libération
Répondant à la question de savoir si l’Eglise devait tenir compte des
gens qui en son sein veulent que les choses changent, des gens qui sont les
forces vives de l’Eglise catholique, qui sont dans certains pays les ferments du renouveau de la foi, Mgr Ratzinger a répondu par l’affirmative.
"Oui, on doit en tenir compte, a-t-il déclaré, et nous faisons un dialogue,
et pour l’avoir, j’ai été six fois en Amérique latine". "Il me semble qu’il
y a des progrès très réels dans ce dialogue", a poursuivi Mgr Ratzinger,
qui souligne que "nous n’avons pas fait simplement une condamnation absolue
de la théologie de la libération; il y a des aspects très différents et
nous voulons favoriser un développement sain et bon des aspects nécessaires
et positifs de la théologie de la libération". En conclusion, a relevé Mgr
Ratzinger, "nous voulons aider au discernement nécessaire dans cette matière". (apic/pr)