Genève, 26juin(APIC) Le foyer d’Anières, géré par l’AGECAS (Association
genevoise des centres d’accueil pour les candidats à l’asile et les
réfugiés) a mis sur pied samedi dernier une fête réunissant les réfugiés
qui vivent dans le centre et leurs amis. Pour Serge Clopt, directeur du
foyer, "la fête est l’occasion pour chacun de se rencontrer avec sa
culture, ses chants, ses mots". A Anières, tout était fait pour que ce rêve
devienne réalité, au moins le temps d’une journée. Des groupes de musique
kurdes, turcs, iraniens se sont produits. Le groupe du foyer, composé
d’Européens et de réfugiés, a rythmé les danses des invités au son d’une
musique afro-européenne.
Les enfants ont eu une grande part dans cette journée d’échange. Un
concours de dessins a été organisé pour eux et ils ont pu monter dans une
mongolfière. Le moment du repas a été aussi l’occasion pour chacun de
rencontrer l’autre. Des plats préparés par des réfugiés de diverses
nationalités vivant dans le centre ont été servis. La soirée s’est terminée
par des chansons de cabaret présentées par le directeur du foyer.
Le but de ce genre de manifestation est de permettre aux gens de se
rencontrer et peut-être aussi de dépasser la méfiance, les barrages qui
séparent les personnes de culture différente. Mais dans le cadre d’une
telle fête la majorité des participants est déjà acquise à la cause de
réfugiés : les opposants ne viennent que rarement dans ce genre d’endroits.
Vers une détente
Les dernières informations sur la question des anciens requérants sont
relativement bonnes. Serge Clopt reconnaît à ce propos que le climat est à
la détente. "Certes, les problèmes sont moins aigus, les gens sont plus
calmes, mais ils souffrent plus, ils n’ont plus la parole pour s’exprimer
et présentent des symptômes de mal-être difficiles à gérer. C’est pourtant
notre rôle de les aider et d’essayer d’introduire dans nos centres une
certaine forme d’humanité qui puisse apporter un petit bout de solution".
164 requérants de 17 nationalités sont logés à Anières, alors que
l’ensemble des foyers AGECAS reçoivent quelque 500 candidats à l’asile.
(apic/pp/ym)