"A ne pas confondre avec une colonie de vacances"
Genève, 16avril(APIC) Pour la sixième année consécutive, une cinquantaine
de jeunes de 10 à 16 ans se sont retrouvés pour vivre ensemble le "Camp des
vocations" placé autour d’un thème commun à toute la pastorale des vocations: "Jésus-Christ, une aventure". Ce camp des vocations, qui se tient habituellement aux environs de Pâques, ne peut être "confondu avec une colonie de vacances". "Son objectif est clair, il s’agit de vivre quatre jours
autour de Jésus-Christ", affirme l’abbé Bernard Fasel, responsable du camp.
Pendant le séjour, les enfants effectuent un travail en groupe, souvent
sous la forme de jeux. Lors d’un parcours dans la nature, par exemple, explique l’abbé Fasel, les adolescents devaient chercher l’arche de l’alliance et au lieu d’y trouver les dix Commandements, ils ont découvert la
Déclaration universelle des droits de l’homme. "Je crois plus en ce genre
de découverte qu’à des cours ex-cathedra", déclare-t-il.
Deuxième aspect de ce camp: la vie en commun. Des relations intenses
peuvent se créer pendant ces quatre jours lors de moments de détente ou au
moment des repas. Cette formule paraît être appréciée, environ la moitié
des participants reviennent en effet chaque année.
Année des vocations sacerdotales
Mgr Pierre Mamie, évêque du diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg,
avait lancé en octobre dernier l’Année des vocations sacerdotales. A ce
propos, l’abbé Bernard Fasel précise que dans des discussions avec les jeunes, l’accent est mis sur la vocation de tout baptisé. "A deux reprises,
cette année et lors de mon ordination diaconale, nous avons insisté plus
particulièrement sur la vocation sacerdotale", relève-t-il, en ajoutant:
"Mais tous ne peuvent pas devenir prêtres". D’ailleurs, même si certains
jeunes ne l’excluent pas, aucun des participants n’a envisagé concrètement
de commencer le séminaire.
Le rôle des parents
La très grande majorité des jeunes sont habituellement actifs dans leur
paroisse. C’est au cours de catéchisme, souvent, qu’ils prennent la décision de s’inscrire au camp. En général, leur milieu familial est très engagé soit dans la paroisse, soit au plan plus large dans l’Eglise; les parents jouent donc un rôle important au sujet de la motivation des participants. Autre élément sociologique, un tiers des participants, environ, sont
des jeunes d’origine étrangère.
Au terme de six années d’activités, les organisateurs se posent des questions quant à l’avenir du camp. "Que peut-on offrir aux jeunes qui ont
dépassé l’âge limite d’inscription?" "Faudra-t-il mettre sur pied un autre
camp pour adolescents?"
A noter, enfin, que pendant l’été, des camps similaires se tiennent au
niveau Romand et qu’il rassemblent quelque cinq cents jeunes. (apic/pp/pr)