Genève: La signification du Rassemblement de Bâle (011189)
Genève, 1ernovembre(APIC) A l’appel de la Fondation "Chrétiens pour l’an
2000", une centaine de responsables d’Eglises, de communautés et de mouvements se sont retrouvés mardi 31 octobre à Genève afin de débattre de la
signification du Rassemblement oecuménique de Bâle, du document final adopté par les Eglises et des prolongements prévisibles pour la Suisse, enfin,
des projets de "Chrétiens pour l’an 2000".
Les participants ont notamment entendu Mgr Damaskinos, métropolite de
Suisse, Mgr Amédée Grab, évêque auxiliaire du diocèse de Lausanne, Genève
et Fribourg, le pasteur Lukas Vischer, du comité oecuménique suisse pour la
Justice, la Paix et la Sauvegarde de la Création, ainsi que le pasteur Anne-Lise Nerfin, présidente du Rassemblement des Eglises et communautés
chrétiennes de Genève (RECG).
A propos du Rassemblement de Bâle, en mai dernier, Mgr Damaskinos a
estimé que cet événement est significatif pour les Eglises de l’Est et de
l’Ouest. Que ces dernières ont pu exprimer là leur "contribution en faveur
de la justice et de la paix pour la création tout entière". Il s’est en outre insurgé contre la division en deux de l’Europe et souhaité que les
Eglises oeuvrent pour le dépassement de cette situation.
S’exprimant au sujet du document final adopté à Bâle, Lukas Vischer a
estimé pour sa part que "Justice, Paix et Sauvegarde le la Création", thème
du Rasemblement, devait être compris non pas comme un programme, mais comme
un cri d’alarme. "Les Eglises doivent contribuer au réveil des responsabilités dans la société", a encore relevé le théologien suisse. D’où l’importance de la lutte contre le surendettement international, l’armement nucléaire et la surconsommation de l’énergie.
Abordant les implications de la rencontre de Bâle au niveau national et
local, Mgr Grab a notamment souligné la nécessité d’un engagement, de la
perception de Bâle comme du début d’un processus, du dépassement des frontières. Et Mgr Grab d’affirmer "qu’il ne faut pas confondre la foi et
l’idéologie". Selon lui, "en tant que chrétiens, nous ne devons pas rentrer
dans des discours idéologiques". Cependant, a-t-il conclu, "tout passe par
une médiation politique, mais il serait illusoire de croire que l’identité
chrétienne donne toujours une réponse pratique".
Quant à Anne-lise Nerfin, elle s’est exprimée au sujet des projets de la
Fondation "Chrétiens 2000", dont le rassemblement est prévu en automne
1991. D’ici là, a-t-elle précisé, plusieurs manifestations auront lieu
avant ce futur rendez-vous. (apic/pp/pr)