Genève, 4mars(APIC) Dimanche 6 mars sera la Journée officielle des malades. Commémoration révolue? C’est en tout cas ce qu’a exprimé à l’Agence
APIC, l’Abbé Pascal Grobet, de l’aumônerie catholique de l’hôpital cantonal
de Genève.
Si le texte que le Professeur Jean Starobinski a préparé à cette occasion soulève des questions importantes sur la maladie et la culpabilité,
l’Abbé Pascal Grobet pense que c’est plutôt l’ensemble de la société qui
est touchée. A l’hôpital même, la direction et les aumôneries n’envisagent
rien de spécifique pour cette journée.
C’est plutôt pour Noël et pour Pâques que des initiatives particulières
sont prises. A Noël dernier, on a fait appel à des dessins d’enfants. Plusieurs centaines ont été reçus.
D’après l’Abbé Pascal Gobet, ce type de manifestation est le reflet
d’une approche paternaliste de la maladie, aujourd’hui dépassée. Les malades, sauf dans les cas graves, ne restent pas longtemps à l’hôpital. De
même, on évite de les laisser isolés dans leurs chambres. Ils essayent de
se prendre en charge et cela modifie les rapports avec le personnel
soignant.
Les aumôniers assurent une présence psychologique et spirituelle auprès
des malades. Sur les 10 0/0 de la population genevoise hospitalisés chaque
année, on compte 18.000 catholiques et 9.000 protestants. Les aumôneries
collaborent étroitement. Les rapports sont bons, même si on ne peut pas
éviter des conflits comme à propos de l’eucharistie. Mais pour l’Abbé Gobet, ils sont signe de bonne santé, "je ne conçoit pas l’oecuménisme comme
une relation lénifiante", a-t-il conclu. (apic/pp/bd)