Genève, 24mars(APIC) Les membres de la Jeunesse étudiante catholique
(JEC) de Genève sont ces jours-ci en réunion afin de discuter des apports
de l’Evangile. Plus précisément, ils abordent les questions de la contrainte ou de la libération dans le message évangélique. Cette démarche, qui vise à une lecture contemporaine des textes sacrés, est une des caractéristiques essentielles de la JEC.
Ainsi, cette année, les jécistes ont choisi comme thème général de leur
présence à l’Université : "Casser l’indifférence, créer des liens". Ce slogan est le reflet du climat dominant parmi les étudiants. Leur engagement
est rare et sporadique. En décembre dernier par exemple, certains étudiants
se sont engagés, lors des votations sur l’initiative xénophobe, pour le
respect du droit d’asile et ont participé à la manifestation de rue ou à la
fête de solidarité convoquées par la coordination "Asile-jeunes" ou le comité unitaire.
La JEC en tant que telle a mené une campagne de solidarité avec des
jécistes sud-africains emprisonnés. Des lettres de protestation ont été envoyées à l’ambassade ou au gouvernement de Prétoria, et ont peut-être contribué à la libération de sept étudiants sur huit. Toujours sur des thèmes
extra-universitaires, les jécistes genevois ont été sensibilisés par le
procès concernant le harcèlement sexuel dont a été victime une employée
d’une entreprise genevoise. Ils ont écrit au Procureur général pour s’étonner de certains aspects du déroulement du procès. D’autre part, ils ont
pris l’initiative d’un parrainage dans le cadre des actions de Terre des
hommes.
Signes des temps
Ce bilan du premier semestre universitaire peut paraître maigre. Deux
permanentes de la JEC que nous avons rencontrées en conviennent. Elles citent l’exemple des élections aux Conseils de facultés qui se sont déroulées
de manière tacite. D’ailleurs aucun jéciste n’a été candidat. Elles insistent aussi sur la nécessité d’une réflexion sur les rapports entre professeurs, assistants, étudiants, "car ces derniers paraissent désarmés face à
l’institution".
Toujours au registre des difficultés, les deux permanentes mettent le
doigt sur les problèmes internes de la JEC. Une équipe nouvelle, un manque
d’homogénéité, des motivations diverses. Ce sont aussi des éléments non
négligeables dans le cadre d’un bilan. (apic/pp/bd)