Une autre façon de présenter le message chrétien
Genève, 24janvier(APIC) La "Compagnie de la Marelle" propose aux spectateurs pour la saison théâtrale 1989-1990 la nouvelle pièce de Jean Naguel
intitulée "Galère". Après l’avoir jouée dans les cantons de Genève, Vaud et
Fribourg, ils la présenteront fin janvier au public neuchâtelois et jurassien avant de se rendre en Suisse alémanique et en France.
Pour André Cortessis, l’administrateur, l’objectif de la troupe est de
"transmettre le message chrétien par un autre moyen que la prédication et
la lecture de la Bible". Il s’agit, par cette "prédication visuelle", d’actualiser le discours des Ecritures et d’attirer tout particulièrement l’attention sur le "message d’amour", indique André Cortessis.
"Galère", c’est l’histoire de Jean Marteilhe, forçat rescapé des galères
des Louis XIV qui vient frapper à la porte de Conrad Plaat, imprimeur et
éditeur à La Haye. Il hésite à parler, à témoigner, à dire une fois encore
l’enfer d’où il sort. D’abord parce qu’il a un peu honte, ensuite parce que
le fait de raconter ravive ses souffrances et, enfin, parce qu’il n’est pas
convaincu que cela serve à quelque chose. Quant à l’imprimeur, il est
l’homme des idées nouvelles, acquis à la notion de liberté de conscience et
convaincu qu’il faut publier l’histoire du forçat.
La pièce soulève toute une série de conflits contemporains à propos de
la presse, de l’opinion publique et de l’objectivité dans l’information.
Au service des Eglises
La "Compagnie de la Marelle" se veut au service des Eglises. Dès lors,
elle se refuse à instituer une entrée payante. Elle pratique "l’entrée
libre", tout en demandant une "rétribution libre" à la sortie. Selon André
Cortessis, tout le monde paie et une tabelle indicative des prix en
fonction des moyens de chacun est affichée.
La troupe, grâce aux entrées et aux diverses subventions, notamment de
l’Eglise protestante vaudoise, travaille à plein temps depuis 1982. Quant
au public, il est essentiellement composé de gens des paroisses.
(apic/pp/cor)