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    dénonce une persistance de l’intolérance religieuse

    Genève : la Commission des Droits de l’Homme de l’ONU (210288)

    Genève, 21 février (APIC/CIP) L’intolérance religieuse est un phenomène

    persistant dans de nombreuses régions du monde, affirme un rapport présenté

    le 18 février à la Commission des Droits de l’Homme des Nations-Unies, ou

    sont représentés 43 pays.

    A l’ordre du jour de la 44e session de la Commission, qui s’est ouverte

    début février à Genève, figure en effet un rapport sur l’intolérance et la

    discrimination fondeés sur la religion ou la conviction. Il s’agit du second rapport établi sur la question par l’ambassadeur portugais Angelo Vidal d’Almeida Ribeiro. Ce dernier a été nommé en juillet 1986 suite à une

    décision prise par la 42e session de désigner un rapporteur spécial sur la

    question.

    Selon M. d’Almeida Ribeiro, les violations des droits humains fondamentaux dérivant de l’intolérance religieuse continuent de se vérifier "dans

    de nombreux pays et dans une grande variété de systèmes sociaux, économiques et idéologiques".

    Son rapport est basé sur les résultats d’une enquète réalisée dans sept

    pays : Bulgarie, Turquie, Albanie, URSS, Burundi, Iran et Pakistan.

    En Bulgarie, par exemple, le rapporteur n’a rencontré aucun musulman qui

    n’ait été contraint de changer de nom de façon à se faire passer pour un

    vrai Bulgare. Il n’existe non plus dans ce pays aucune édition du Coran en

    langue bulgare moderne, et tous les instituts de formation des religieux

    musulmans ont fermé leurs portes.

    En Turquie ont été recueillis des témoignages selon lesquels des femmes

    chrétiennes auraient été forcées à se convertir à l’Islam et à épouser un

    musulman. Le rapport fait état également de destructions d’églises et de

    diverses formes de vexation dont sont victimes les chrétiens dans ce pays.

    L’URSS et le Burundi ont récusé les accusations de violation de la liberté religieuse mentionnées dans le rapport. L’Albanie, l’Iran et le Pakistan n’ont fourni aucune réponse à la Commission. (apic/cip/bd)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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