Genève: l’ONU célèbre la Journée internationale (210390)
Condamnation sans appel de l’apartheid
Genève, 21mars(APIC) Le secrétaire général de la CNUCED (Conférence des
Nations Unies sur le commerce et le développement), M. Kenneth Dadzie, ainsi que les représentants des principales régions du monde ont condamné avec
fermeté la discrimination raciale dans le monde et tout particulièrement le
régime de l’apartheid en Afrique du Sud. Ils ont pris la parole au cours de
la rencontre qui a marqué mercredi 21 mars à l’ONU à Genève la Journée internationale Genève: l’ONU célèbre la Journée internationale (210390).
Dans son intervention, Kenneth Dadzie a d’abord souligné les principales
phases du combat des organisations contre le racisme. Il a en outre insisté
sur l’importance du tournant actuel en Afrique du Sud et a exprimé l’espoir
de voir bientôt la fin du régime de l’apartheid. Les autres intervenants
ont mis en évidence les aspects positifs de la politique actuelle du gouvernement de Klerk, et notamment la libération de Nelson Mandela et la légalisation de l’ANC. Ils ont salué l’accession à l’indépendance de la Namibie et l’instauration d’un gouvernement démocratique dans ce pays.
Par ailleurs, certains orateurs, dont Salem Jaber Al-Ahmad Al-Sabah,
président du groupe des pays asiatiques, Peter Dietze, président du groupe
des pays de l’Est et Ibrahim-Aziz Omar, président du groupe des pays africains, n’ont pas manqué de signaler que la répression continue en Afrique
du Sud, que l’état d’urgence n’a pas été levé et que tous les prisonniers
politiques n’ont pas été libérés. Et que dès lors, il faut continuer
d’exercer des pressions à l’encontre du gouvernement de Pretoria jusqu’à
l’avènement d’un gouvernement démocratique et d’une société multiraciale.
Quant à Barney Pityana, du Conseil oecuménique des Eglises (COE), directeur du programme du COE de lutte contre le racisme, il a insisté sur le
rôle joué par les ONG dans la lutte contre la discrimination raciale. Il a
mis en évidence les difficultés rencontrées par des groupes socialement et
racialement opprimés pour se faire entendre auprès des gouvernements, et le
rôle que peuvent jouer dans ce cadre les ONG et les organisations internationales. Il a enfin dénoncé le racisme latent qui ne connaît pas de frontières et qui se développe dans des pays comme la France, la Suisse, l’Italie, la Roumanie et l’URSS notamment. (apic/pp/pr)