Genève, 30novembre(APIC) L’assemblée générale du Bureau International
Catholique de l’Enfance (BICE), qui a pris fin jeudi 30 novembre, a élu un
nouveau président en la personne de l’Egyptien Amin Fahim, directeur et secrétaire général de l’"Association chrétienne de la Haute-Egypte pour les
écoles et la promotion sociale". Amin Fahim succède au belge Auguste Vanistendael, ancien ministre d’Etat. Pour son programme triennal, le BICE accordera une attention particulière à l’"interculturel" et à l’éducation au
sens large du terme.
Dans une déclaration faite à l’agence APIC, le nouveau président du BICE
a relevé que le choix du programme s’explique par le brassage des populations qui touche de plus en plus l’ensemble des continents. Quant à l’accent porté sur l’éducation, il implique non seulement l’école mais aussi
l’ensemble des lieux où se joue l’avenir éducationnel de l’enfant (la famille, la paroisse, le mouvement). Amin Fahim considère en outre que "ces
nouvelles orientations ne signifient pas l’abandon des autres programmes du
BICE, tels que l’enfant et la drogue; l’enfant et la rue; l’enfant et la
prostitution".
A propos du mouvement, qui a fêté récemment son 40e anniversaire, Amin
Fahim estime qu’il est "en pleine floraison, surtout grâce à ceux qui y
travaillent et qui sont très motivés". Il évalue très positivement l’élargissement international du BICE. Celui-ci ne touche pas uniquement les pays
occidentaux, mais aussi ceux d’Afrique et d’Amérique Latine, avec notamment
des bureaux à Montevideo et Abidjan. "Cela permet une réelle interaction
entre les personnes qui travaillent sur le terrain et les autres qui mettent en commun les expériences et les recherches pour que le BICE soit
vraiment au service de l’enfant et réponde à ses besoins", ajoute-t-il.
En sa qualité de responsable de l’"Association chrétienne de la HauteEgypte pour les écoles et la promotion sociale", Amin Fahim fait remarquer
que ses activités ont un double objectif: développer des écoles primaires
gratuites dont bénéficient aujourd’hui déjà 13’000 élèves répartis dans 38
écoles; participer à des projets de développement qui touchant à la santé,
l’alphabétisation des adultes, la femme et l’économie locale. Ces écoles,
précise-t-il, accueillent des enfants chrétiens et musulmans dans un
esprit de tolérance, sans discrimination aucune. "Ce qui est particulièrement important en Egypte où l’on assiste à une lente confessionnalisation
menée par l’intégrisme musulman, problème auquel il faut y ajouter des réponses pas très adaptées de la part de l’Eglise", conclut Amin Fahim.
(apic/pp/pr)