Genève, 23juin(APIC) La dernière encyclique sociale de Jean Paul II,
"Sollicitudo rei socialis", de février dernier, représente selon Vincent
Cosmao, dominicain français, une avancée par rapport à "Populorum
progressio", l’encyclique publiée 20 ans plus tôt par Paul VI. "Sollicitudo
rei socialis" engage en effet l’Eglise dans la bataille pour le
développement, a affirmé le Père Cosmao lors d’une conférence à l’Assemblée
générale des organisations internationales catholiques à Genève.
L’encyclique analyse la situation mondiale actuelle qu’on peut qualifier
de catastrophique. "Mais tout n’est pas perdu, à condition de prendre la
transformation de la réalité sociale et son organisation à bras-le-corps",
a affirmé le dominicain. Si l’interdépendance est évidente, la solidarité
l’est moins. La réalisation de cette solidarité passe par une prise de
conscience que l’encyclique appelle de toutes ses forces.
Le défi que doit relever l’humanité aujourd’hui, c’est un développement
mondial global. Le contexte international n’est plus à l’hégémonie des deux
grands. Cela favorise l’entrée en scènes d’autres acteurs. "Techniquement
tout est possible, mais politiquement tout reste à faire", a affirmé Vicent
Cosmao. Il faut dans ce contexte redécouvrir l’acte politique par
excellence, la négociation. (apic/pp/ym)