Genève: L’AGORA dénonce la dégradation (171189)
Genève, 17novembre(APIC) Les responsables de l’AGORA (Amônerie genevoise
et oecuménique auprès des requérants d’asile) ont dénoncé, au cours d’une
conférence de presse tenue à Genève vendredi 17 novembre, la procédure en
matière d’asile, le fonctionnement des centres d’enregistrement, et notamment celui de Genève, ainsi que l’attitude des fonctionnaires face aux requérants. Cette conférence a en outre permis de faire le bilan des activités de l’AGORA, créée il y a tout juste un an.
Le centre d’enregistrement des requérants d’asile (CERA) de Genève-Cointrin, qui fonctionne depuis bientôt deux ans, a été mis en cause par Stéphane Jaquemet, juriste de l’Entraide protestante (EPER). Selon ce dernier,
ce centre est un échec et surtout une formidable machine à fabriquer une
nouvelle catégorie de démunis parmi les plus démunis: les prérequérants.
D’autres faits contestables peuvent en outre être constatés relève encore Stéphane Jaquemet. C’est le cas notamment des entraves que l’on met au
travail des aumôniers auprès des requérants et des mandataires. Les reqérants doivent de plus subir des vexations et sont trop fréquemment soumis
"à des pressions psychologiques inacceptables, qui ont pout but d’obtenir
un retrait de la demande d’asile", a-t-il souligné, avant, de s’élever contre l’utilisation trop systémique, selon lui, de l’article 19 de la loi sur
l’asile.
Première bougie
L’AGORA fête aujourd’hui son premier anniversaire. Cette conférence de
presse a permis au président du Conseil de l’organisation, Rémy Wyler, de
rappeler les objectifs de l’AGORA: venir en aide aux requérants en leur offrant un accueil et un soutien. Grâce aussi à soeur Marie-Pierre, une permanence est assurée dans un car mis à leur disposition par les autorités
cantonales et communales. (apic/pp/pr)