Genève: Konrad Raiser esquisse le programme du COE (260892)
Genève, 26août(APIC) Elu lundi secrétaire général du Conseil oecuménique
des Eglises (COE) par 86 voix sur 150 délégués, Konrad Raiser a esquissé en
ce début de semaine le programme du COE. L’organisation oecuménique tient
depuis vendredi à Genève sa 44e session du Comité central. Konrad Raiser,
qui succède au pasteur Emilio Castro au poste de secrétaire général du COE,
entend mettre l’accent sur le dialogue et donner une impulsion nouvelle à
l’oecuménisme, en favorisant notamment les initiatives des communautés locales dites de bases.
Le nouveau secrétaire général tient particulièrement à l’engagement des
Eglises en faveur de la justice, de la paix et de la sauvegarde de la Création. Il classe comme prioritaire les relations du Conseil avec les Eglises
membres (320) et non-membres. K. Raiser souhaite mettre en évidence la véritable fonction du COE. Selon lui, nombreux sont ceux qui considèrent le
Conseil comme un organisme qui cherche à maintenir des relations entre les
Eglises membres et à leur offrir les services nécessaires.
Or, précise K. Raiser, "le COE est l’incarnation d’une vocation qui va
au-delà de ce que chacun vit dans son existence personnelle de chrétien. Il
ne faut pas perdre de vue la dimension qui consiste à rappeler constamment
aux Eglises l’obligation qui leur incombe: oeuvrer pour l’unité".
Mise en valeur des réalités locales
Le nouveau secrétaire général du COE se démarque par sa vision de la vie
oecuménique: "Il n’y a rien de mondial qui ne soit local! Les groupes oecuméniques locaux sont une manifestation de la vie des Eglises. Ils peuvent
être non structurés et même fonctionner hors de la vie de l’Eglise". Et
d’ajouter: "Il existe très peu d’exemples de renouveau authentique de
l’Eglise où l’initiative est venue d’en haut. Et la majorité des accords
officiels, conclus lors de dialogues oecuméniques, ratifient en fait des
intiatives venues de la base..."
Konrad Raiser estime qu’un lien entre la théologie et les questions ordinaires doit être fait afin que le dialogue, qui reflètera alors une réalité locale, permette une meilleure mise en pratique de l’oecuménisme dans
la vie des communautés. (apic/cour/pr)