Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    les réfugiés, le refuge et le droit de résistance

    Genève : Journée d’étude oecuménique sur (170989)

    Genève, 17septembre(APIC) L’AGORA (Aumônerie genevoise et oecuménique auprès des requérants d’asile) a mis sur pied samedi 16 septembre à Genève

    une journée d’étude sur les réfugiés, le refuge et le droit de résistance.

    Trois moments forts au cours de cette journée : deux témoignages sur les

    actions menées à Genève, une étude et une réflexion bibliques et, enfin, un

    exposé sur les fondements et les limites du droit de résistance.

    Les participants, une cinquantaine, ont pu écouter les deux témoignages.

    L’un porté sur l’action menée par le PADAK (Pas d’accord avec Arbenz et

    Kopp), c’est à dire la grève des impôts pour faire pression sur la politique d’asile, l’autre sur des refuges organisés dans le quartier de la Servette. Pour sa part, le dominicain Bernard Bonvin a animé une étude et une

    réflexion bibliques sur le chapitre 5 des Actes des apôtres où Pierre affirme qu’il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes.

    Eric Fuchs, professeur d’éthique à la Faculté de Théologie protestante

    de Genève, a évoqué les textes bibliques qui fondent la réflexion politique

    pour les chrétiens. Il a également énoncé les deux principes fondamentaux

    de la théologie politique : le refus de la sacralisation du pouvoir - seul

    Dieu a un pouvoir absolu - et la fonction politique comme service de la

    communauté et exigence de justice.

    Cette exigence de justice est d’abord un don de Dieu, a-t-il affirmé. La

    promesse que Dieu fait aux hommes de vivre dans sa bonté, c’est le dessein

    de Dieu. Et cela entraîne comme conséquence pour les hommes l’exigence de

    pratiquer aussi cette justice. Elle consiste, comme le réclame le respect

    des dix commandements, à faire attention de ne pas remplacer le seul Dieu

    par de faux dieux, ce qui ouvrirait la porte à tous les totalitarismes, et

    à respecter la liberté d’autrui.

    A ces deux notions, il faut encore ajouter l’exigence de solidarité que

    les chrétiens doivent pratiquer. Ces principes sont à la base du droit de

    résistance qui ne ne se conçoit que dans un Etat de droit. En effet dans un

    système totalitaire il n’y a pas de possibilité pour un droit de résistance. Et c’est quand ces principes sont oubliés que le droit de résistance se

    justifie.

    Il faut aussi délimiter ce droit de résistance, précise Eric Fuchs. Il

    doit s’exercer dans le respect du droit fondamental des autres. Il faut

    éviter l’arbitraire ou l’instrumentalisation, par exemple imposer le droit

    d’une minorité en privant les autres de leurs droits. Le droit de résistance de justifie, conlut-il, quand la majorité oublie le droit ou la morale

    politique pour relancer ou pour ouvrir un débat. (apic/pp/bd)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus