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    Genève : jeunesse et Eglise (120689)

    Genève, 12juin(APIC/Paolo Piccinini) Les jeunes chrétiens genevois ont

    régulièrement de nombreuses occasions pour se rencontrer, certains sont

    même très actifs comme le "Groupe jeunesse" de "Chrétiens pour l’An 2000",

    issu des manifestations du même nom de novembre 1986 à Genève. Mais que

    faire contre la déchristianisation ambiante et la désaffectation des jeunes

    après la confirmation ? François Fontana, responsable de la Commission

    pastorale catholique des jeunes, a abordé, pour l’agence APIC, la situation

    de l’Eglise à Genève face à la jeunesse.

    L’Eglise catholique à Genève comprend une dizaine de groupes de jeunes,

    qui vont des mouvements d’action catholique à l’équipe cantonale des

    vocations, en passant par les Focolari. En fait, par rapport à ces groupes,

    le rôle de la commission est double : faciliter la connaissance des uns et

    des autres et conseiller aux jeunes le groupe qui correspond le mieux à

    leurs intérêts. En outre, affirme François Fontana, "nous sommes à la

    disposition des groupes de paroisse qui réunissent chacun en moyenne une

    quarantaine de membres pour un total de 54 paroisses. Nous animons par

    exemple leurs rencontres avec des jeux sur le Tiers-Monde, ou en mettant

    sur pied des messes mensuelles pour les jeunes".

    En fait, il faut distinguer deux types de groupe paroissial : l’un qui

    vise à la préparation de la confirmation et l’autre qui a pour but

    d’organiser des soirées de discussion et de réflexion.

    Désaffection des jeunes

    L’un des gros problèmes auquel les Eglises doivent faire face

    aujourd’hui est la désaffection des jeunes. En effet, surtout dans la phase

    post-confirmation les jeunes s’éloignent de l’Eglise. "La confirmation

    devrait représenter un nouveau départ dans l’Eglise, précise François

    Fontana, mais souvent cela signifie une fin".

    Actuellement, la Commission pastorale des jeunes leur propose notamment

    des groupes de réflexion et d’intervention sur le Tiers-Monde. Mais cela

    n’est pas suffisant. François Fontana estime que l’Eglise doit trouver de

    nouvelles propositions, qu’elle doit s’adapter aux jeunes. "Il faudra par

    exemple, précise-t-il, améliorer les liens entre la catéchèse et les jeunes

    après la confirmation".

    Mais le problème crucial reste la déchristianisation de la société. Cela

    se traduit notamment par le fait que les familles représentent de moins en

    moins un lieu ou se transmet une éducation chrétienne. Et les jeunes

    aujourd’hui n’ont que de très faibles connaissances religieuses. Ce qui

    amène François Fontana à constater que si beaucoup de jeunes s’engagent ces

    derniers temps pour la défense des droits de l’hopmme, pour la solidarité

    avec le Tiers-Monde, ils le font sans références à la foi chrétienne.

    Session sur la jeunesse

    En octobre prochain, les prêtres et permanents laïcs vont se retrouver

    pour discuter des jeunes et de l’Eglise au cours de deux sessions. Serontelles l’occasion pour définir de nouvelles orientations permettant de

    dépasser la situation actuelle ? François Fontana, plus modeste, estime

    qu’elles permettront aux participants de prendre conscience de la situation

    actuelle des jeunes. Et peut-être dans l’avenir d’inventer quelque chose de

    nouveau.

    Pour l’instant, la récente nomination du Père Philippe Berger pour le

    travail auprès des jeunes dénote cette volonté de renouveau. Parmi les

    objectifs futurs, on peut mentionner la création d’un centre d’accueil et

    l’intention de favoriser les liens avec les jeunes en dehors des structures

    paroissiales.

    Toutefois, la commission pastorale des jeunes est consciente de ses

    limites et insiste sur le fait que toute l’Eglise doit se préoccuper de la

    jeunesse. Son rôle étant surtout de sensibiliser les prêtres à la

    problématique. (apic/pp/bd)

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