Genève : fin du synode national catholique-chrétien (050688)
Genève, 5juin(APIC/Paolo Piccinini) Le samedi 4 juin, s’est terminé le
synode national de l’Eglise catholique-chrétienne, un courant exclu de
l’Eglise catholique romaine à la fin du siècle dernier pour son refus
d’accepter les dogmes de Vatican I et la conception ecclésiale
centralisatrice prédominante à Rome. Nous avons rencontré l’évêque
catholique-chrétien, Mgr Gärny et ce fut l’occasion de préciser certains
particularismes de cette Eglise peu connue.
D’emblée, Mgr Gärny a tenu à souligner le rôle essentiel du synode qui
implique un fonctionnement fait de concertation permanente et de recherche
du consensus entre l’autorité - l’évêque - et le peuple de Dieu. "Cette caractéristique des vieux-catholiques, inspirée par l’exemple des premiers
conciles, prend une saveur particulière au moment ou l’Eglise catholique
romaine est en butte à de fortes polémiques sur les nominations des évêques
jugées trop autoritaires (Vienne, Coire et ailluers)", a-t-il déclaré. Il a
poursuivi, "pour nous, l’évêque doit être accepté par le peuple et ne peut
être nommé contre sa volonté".
Toujours sur ce point, le Synode a commencé une discussion sur la révision de la constitution qui s’inspirait du système libéral démocratique du
siècle dernier. Les modifications devraient codifier le fonctionnement actuel de l’Eglise, qui ne se conçoit pas comme un parlement opposé à un pouvoir, mais plutôt comme un organe de recherche d’une position commune qui
évite de disqualifier les avis divergents.
Une dernière question a porté sur l’oecuménisme qui a depuis toujours eu
un grand rôle pour les catholiques chrétiens. Dès 1931 en effet ils ont
pratiqué l’intercommunion avec les anglicans. Ils sont membres depuis le
début du Conseil oecuménique des Eglises et des discussisons sont en cours
avec les orthodoxes pour fonder une seule Eglise. De fait cette petite
Eglise - 18.000 membres et 37 paroisses en Suisse - joue le rôle de trait
d’union entre les Eglises plus fortes. (apic/pp/bd)