Genève : fermeture du centre d’accueil pour les prérequérants (021288)
Genève, 2décembre(APIC) Le centre d’accueil pour les préquerants d’asile,
installé dans les abris de la protection civile (PC) de Meyrin à Genève a
arrêté ses activités au soir du 1er décembre. La presse et les collaborateurs étaient invités pour faire le bilan de cette expérience commencée
début octobre.
A cette date, une association provisoire des centres de transit se crée
à Genève, avec la participation de l’AGORA (aumônerie genevoise oecuménique
auprès des requérants d’asile), Caritas, le Centre social protestant et la
section locale de la Croix-Rouge. Son but : trouver une solution pour
héberger les prérequérants qui se trouvaient à la rue à la suite de l’impossibilité d’être enregistrés par le CERAC (Centre d’enregistrement de
Cointrin). Le Délégué aux réfugiés (DAR) a demandé la fermeture du centre
de Meyrin par une lettre envoyée la semaine dernière; alors qu’un dortoir
du centre des Tattes, à Vernier, qui avait aussi été mis à la disposition
des prérequérants, avait été fermé à la fin octobre.
Ombres et lumières
487 personnes pour 1600 nuitées ont été accueillies. Une équipe de travailleurs sociaux (dont notamment une Kurde, un Zaïrois, un Chilien et un
Marocain) a assuré le travail avec l’aide de nombreux bénévoles. Le bilan
de cette intervention d’urgence est largement positif pour toutes les parties concernées. Les représentants du Conseil administratif de Meyrin, qui
avait mis à disposition les abris de la PC et celui de la Fondation des
Tattes, se déclarent "prêts à recommencer, s’il faut". La réaction de la
population a été largement positive, alors qu’on pouvait craindre des attitudes xénophobes.
En revanche, les rapports avec le DAR ont été plus complexes. A certaines demandes, notamment accélérer la procédure du CERAC, informer l’Association des allées et venues au CERAC, autoriser les hébergements privés,
il a fait la sourde oreille. Dès lors les responsables de l’Association "de
constater que les services du DAR ont beaucoup de peine à collaborer d’une
manière positive avec les oeuvres d’entraide". Sur le plan financier, en
revanche il n’y eu aucun problème. Tout a été payé par les services du DAR.
Et de conclure que, si une nouvelle expérience devait être tentée, l’on
souhaite arriver à une meilleure collaboration entre les pouvoirs publics
et les secteurs privés. (apic/pp/bd)