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    Priorité à la construction de logements provisoires

    Genève: délégation mixte COE/KEK de retour d’Arménie (201288)

    Genève, 20décembre(APIC) La délégation mixte COE/KEK (Conseil oecuménique

    des Eglises/Conférences des Eglises européennes) qui a visité l’Arménie du

    11 au 17 décembre a rendu compte de ses observations lundi 19 décembre au

    Centre oecuménique à Genève. Selon les membres de cette délégation, la

    priorité pour la fourniture d’aide réside dans la construction de logements

    provisoires. Ils estiment en effet qu’il faudra au moins deux ans pour

    déblayer les ruines et faire des constructions définitives.

    La délégation mixte craint que le bilan provisoire - 55.000 morts, ditelle, - ne soit en réalité plus proche de 100.000 victimes, étant donné

    qu’un grand nombre de réfugiés arméniens d’Azerbaïdjan vivaient chez les

    habitants de la zone sinistrée. Autres chiffres avancés: un tiers des victimes seraient des enfants; 500.000 personnes sont sans abri, 13.000

    blessés et 1.500 handicapés.

    Teny Pirri-Simonian, arménienne, membre de la délégation du COE, directrice adjointe du Bureau de coordination et de mobilisation de fonds, a

    relevé que le séisme avait détruit la région la plus ancienne de l’Arménie,

    celle que les Arméniens considèrent comme la gardienne des traditions culturelles, le seul lieu ou les Arméniens n’ont jamais été déracinés en

    4.000 ans d’histoire. Depuis 2.000 ans , a en outre précisé Teny Pirri-Simonian, "on tient un registre des tremblements de terre dans cette zone,

    qui passe pour la plus sensible aux secousses sismiques de tout le bassin

    méditerranéen et du Caucase. Et pourtant, observe-t-elle, les édifices

    n’étaient pas construits en conséquences.

    Le Père Georges Tsetsis, président du Comité d’entraide de la KEK et

    membre de la délégation, constate pour sa part que "ce sont deux tremblements de terre qui ont frappé l’Arménie, l’un physique et l’autre politique, et l’on ignore encore lequel des deux laissera les traces les plus

    profondes". Pour ce dernier, l’effort principal devrait maintenant porter

    sur la construction d’urgence de logements de secours qui permettraient aux

    sinistrés de quitter les tentes ou ils passent la nuit. (apic/spi/pr)

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