Genève : débat à l’ONU sur l’intolérance religieuse (140290)
Genève, 14février(APIC) M. d’Almeida Ribeiro, rapporteur spécial de la
Commission des droits de l’homme de l’ONU, a déploré mercredi à l’ONU à Genève l’apparition récente de groupes extrémistes ou fanatiques pratiquant
la discrimination ou la violence à caractère religieux. Il intervenait dans
le cadre du débat de la Commission des droits de l’homme de l’ONU sur les
problèmes liés à l’intolérance religieuse fondée sur la religion ou la conviction qui s’est déroulé le 14 février au Palais des Nations à Genève.
Quarante-huit représentants d’Etats membres ou d’organisations non gouvernementales ont pris la parole à cette occasion.
S’il existe un effort réel à travers le monde pour lutter contre l’intolérance et la discrimination fondée sur la religion et la conviction, le
droit à cette liberté n’est pas toujours inscrit dans les législations nationales en dépit des normes juridiques internationales formulées pour le
garantir. C’est la constatation de M. Ribeiro, auteur depuis 1986 d’un rapport spécial sur la question. La liberté de religion et la liberté de
conviction sont des conditions vraiment indispensables au bon
fonctionnement d’une société démocratique et pluraliste, a-t-il souligné.
Violations de la liberté religieuse : Israël, Chine, Iran, Ethiopie...
M. Ribeiro a transmis à 29 gouvernements des situations indiquant un
non-respect de cette liberté. Onze d’entre eux n’ont pas répondu : l’Afghanistan, le Burundi, la Chine, l’Ethiopie, l’Iran, Israël, la Mauritanie, le
Mexique, le Népal, la Somalie et le Zaïre.
Les aspects positifs ne manquent pourtant pas, ainsi que l’a fait remarquer le chef de la délégation du Saint-Siège, Mgr Justo Mullor. "Pour la
liberté religieuse, a-t-il dit, 1989 a sans doute marqué un tournant dans
un nombre significatif de pays européens et les promesses des Accord d’Helsinki ont commencé à devenir réalité même s’il faut encore que ces transformations se traduisent en lois et en règlements". Faits révélateurs de
ces changements : la visite de Mikhaïl Gorbatchev à Jean Paul II le 1er décembre dernier et le début de liberté dont commencent à jouir, dans différents pays d’Europe de l’Est, l’Eglise catholique et ses communautés de rite byzantin. Deux événements encourageants et qui sont le symbole d’une maturation sociale et politique. (apic/ar/cor)