Genève, 12 février (APIC) Fondée en 1506, la Garde Suisse pontificale est depuis ce jour-là la seule responsable de la sécurité du plus petit Etat du monde. Tous les deux ans, un Congrès des Anciens se réunit, notamment pour étudier les diverses solutions possibles aux problèmes de ceux qui s’engagent dans ce corps. Pour la première fois, cette rencontre aura lieu à Genève les 14 et 15 septembre prochains et rassemblera quelque 700 congressistes.
Etat souverain depuis les accords du Latran du 11 février 1929, le Vatican se doit d’assurer la sécurité de son territoire et de ses habitants. Mais la création de la Garde suisse remonte bien plus loin dans l’histoire. C’est en effet le pape Jules II qui, devant la menace que représentaient les Français pour le Nord de l’Italie, décida de créer cette compagnie le 22 janvier 1506. Depuis cette date, à l’exception d’un intervalle de 22 ans, entre 1527 (date du sac de Rome) et 1549 (rétablissement de la Garde Suisse par Paul III), des citoyens suisses ont ainsi veillé sur la sécurité du Saint-Père et au maintien de l’ordre dans la Cité du Vatican.
Pour être Garde Suisse...
Il faut être citoyen helvétique, célibataire, avoir accompli son école de recrue en Suisse, être âgé de moins de 30 ans, mesurer 174 centimètres au moins, et avoir de bonnes jambes... pour assurer 8 heures de garde quotidienne debout, par tranches de deux heures, et ce de jour comme de nuit! La durée de l’engagement est de deux ans. Au registre des motivations, il faut avoir le désir de servir le pape, avec à la clef la possibilité d’un grand enrichissement culturel et humain. Un des Anciens, lors de la conférence de presse de présentation du Congrès de septembre, a déclaré qu’il avait pu faire durant son temps de service ses études de maturité et avait ainsi pu passer ses examens à son retour en Suisse, "et faire 8 ans de Polytechnicum après".
L’Association des anciens Gardes Suisses pontificaux a été créée en 1923 dans le but de maintenir les liens créés à Rome et d’aider les anciens Gardes qui seraient dans le besoin. Elle compte aujourd’hui 750 membres. Elle organise tous les deux ans une rencontre dans l’une ou l’autre ville de Suisse. Plusieurs manifestations sont prévues à cette occasion, dont un cortège à travers les rues de Genève, suivi d’une messe solennelle à la Basilique Notre-Dame, en présence des autorités civiles et religieuses. (apic/be/ecl)