"Pour l’avenir du Liban, les forces étrangères doivent quitter le pays"
Genève, 26avril(APIC) Pour que le Liban retrouve son équilibre, son identité de société pluriconfessionnelle, il faut que l’ensemble des forces
étrangères quittent le pays. Tel a été le diagnostic de Ibrahim Chebli,
secrétaire général du Centre d’accueil et d’information pour le Liban
(CAIL), organisme international dont le siège est à Paris. Il était l’invité du Centre catholique d’études et a pris la parole à l’Université de
Genève, lundi 24 avril, devant une assistance composée d’une forte représentation de la communauté chrétienne libanaise.
C’est Mgr Amédée Grab, évêque auxiliaire du diocèse de Lausanne, Genève
et Fribourg qui, en présentant l’orateur, a rappelé que la Conférence des
évêques suisses avait demandé aux fidèles d’organiser des veillées de
prières pour que les bombardements cessent au Liban.
Ibrahim Chedli a, dans un premier temps, rappelé les points forts de
l’histoire récente de son pays. Les débuts de la guerre en 1975, l’intervention syrienne l’année suivante, celle israélienne de 1982. Depuis 1983,
les chrétiens libanais se trouvent de plus en plus retranchés dans le
réduit chrétien libanais. Il faut rappeler qu’avant la guerre, les 17
commnautés religieuses vivaient de manière relativement paisible.
Selon l’orateur, les conflits interlibanais ne sont qu’un épiphénomène.
Il a déclaré que les causes profondes de la guerre sont plutôt à rechercher
dans le rôle exercé par les pays voisins, et tout particulièrement ces
derniers temps par la Syrie.
Veut-elle annexer le Liban ? s’est interrogé Ibrahim Chebli. Rien n’est
moins sûr, car cela lui créerait trop de problèmes, a-t-il continué. Par
contre, le rôle qu’elle joue au Liban lui a permis d’acquérir une position
politique de premier plan dans la région, position qu’elle n’avait plus
après avoir perdu le contrôle sur la résistance palestinienne.
Appel à la communauté internationale
Pour Ibrahim Chebli, le rôle de la commuanuté internationale, de
l’Europe, des USA et de l’URSS est de première importance. Il s’agit, selon
lui, de sensibiliser l’opinion publique pour qu’elle excerce une pression
au niveau international afin que cessent les conflits qui ont déjà fait
120.000 morts, 40.000 orphelins, 12.000 handicapés et 1 million de déplacés
depuis 14 ans. (apic/pp/bd)