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    Genève: Conférence de la "Ligue internationale des femmes (160591)

    pour la paix et la liberté" sur le conflit israélo-palestinien

    Israéliennes et Palestiennes ensemble pour la création de deux Etats

    Genève, 16mai(APIC) Alors que se poursuit au Proche-Orient le ballet diplomatique dans le but de mettre sur pied une Conférence sur la paix dans

    cette région du monde, 75 femmes, dont 10 Israéliennes représentant les diverses tendances du "Camp de la paix" israélien et 8 Palestiniennes venues

    des Territoires occupés ou de leur lieu d’exil, ont achevé mercredi au Palais des Nations à Genève une conférence de trois jours. Toile de fond de

    cette rencontre: le conflit israélo-palestinien. Un souci: une solution pacifique.

    Assemblées générales et ateliers de travail se sont succédé les 13, 14

    15 mai lors de cette rencontre organisée à l’instigation de la "Ligue internationale des femmes pour la paix et la liberté" (WILPF). Des représentantes de 13 pays, outre les déléguées israéliennes et palestiniennes, ont

    débattu du problème israélo-palestinien, d’une région qui vit depuis plus

    de 40 ans dans un état de guerre permanente. Les débats ont permis d’aller

    au coeur du conflit: comment trouver une solution pacifique par des propositions concrètes en vue d’instaurer la paix dans cette région du monde?

    Au cours de la séance d’introduction, deux Israéliennes et une Palestinienne ont partagé leurs expériences "d’occupantes" et "d’occupées". Une

    quatrième intervenante, Bernadette Devlin, d’Irlande du Nord, relisait le

    conflit israélo-palestinien à la lumière de celui qui déchire son pays.

    "Tant que nous restons au niveau de la dernière atrocité commise, nous ne

    pouvons que nous enfoncer davantage dans la violence et la revanche", devait constater cette dernière. Une conclusion qu’ont du reste partagée les

    représentantes israéliennes et palestiniennes: "L’idée de deux Etats vivant

    en paix l’un à côté de l’autre devient chaque jour plus évidente en Israël", a déclaré Tamar Gozansky, députée du "Front démocratique pour la paix

    et l’égalité" au Parlement israélien.

    Laila Shahid, du Bureau d’information de la Palestine basé en Hollande,

    a pour sa part fait remarquer qu’"Israël a bénéficié du soutien de la communauté internationale à sa naissance. Aujourd’hui, c’est au tour de l’Etat

    palestinien d’en bénéficier". Et d’ajouter: "Nous devons nous mettre d’accord sur la substance, à savoir la fin de l’occupation et la création de

    deux Etats".

    Pour la reconnaissance de deux Etats

    Le document final approuvé par les parties en présence va dans ce sens.

    Il relève notamment: "Nous, femmes palestiniennes, juives et des autres

    pays ici représentés, déclarons notre engagement en faveur d’une solution

    pacifique au conflit israélo-palestinien sur la base des Résolutions 242

    (les Territoires pour la paix) et 338 des Natioons Unies: deux Etats, Israël et la Palestine coexistant pacifiquement à l’intérieur de frontières sûres et reconnues".

    Au cours des ateliers qui ont suivi cette introduction, divers thèmes

    ont été abordés: "Stratégies internatioonales pour l’application des résolutions des Nations Unies sur la Palestine et le conflit israélo-palestinien"; "La sécurité dans la région et le contrôle des armes"; "Droits de

    l’homme et protection des Palestiniens dans les Territoires occupés";

    "L’impact de la démographie dans le conflit"; "Les conséquences économiques

    et sociales de l’occupation et les possibilités de développement dans le

    futur"; "Les femmes comme leaders pour la paix".

    Pas de sécurité sans paix

    "La sécurité doit être basée sur le respect mutuel, la coopération économique et sociale et sur le respect des droits de l’homme et des libertés

    fondamentales". Cette affirmation du document final entend ainsi s’opposer

    au concept de sécurité invoqué par Israël pour justifier une politique de

    répression violente à l’égard des Palestiniens.

    Les participantes demandent en outre que l’ONU s’emploie à faire appliquer la Résolution 681 qui "condamne la déportation des civils palestiniens

    vivant dans les Territoires occupés". (apic/ecl/pr)

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