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    L’Union soviétique et les Etats-Unis face à de graves questions

    Genève: Colloque d’ONG sur le placement d’enfants (171189)

    Genève, 17novembre(APIC) Lors du colloque sur le placement des enfants

    auprès de familles nourricières qui s’est tenu les 13, 14 et et 15 novembre

    à Genève, à l’initiative du BICE (Bureau International Catholique de l’Enfance), de l’IFCO (International Foster Care Organization), et du Service

    Social International (SSI), les interventions des délégués américains et

    soviétiques ont été particulièrement remarquées. L’Agence APIC les a rencontrés à l’issue de ces trois jours de débats.

    Ce qui frappe dans les déclarations de Zinaida Dragunkina, vice-présidente du Fonds Soviétique pour l’enfance créé en 1987, c’est la gravité de

    la situation des enfants orphelins en URSS, qui seraient, selon Zinaida

    Dragunkina, près de 2,5 millions à être privés de tutelle parentale. Derrière ces chiffres, ce qui est en cause, déclare-t-elle, c’est la crise de

    la famille et les divorces. Dans ce cadre, il convient également de mentionner le phénomène relativement important de l’abandon de nouveaux nés.

    Ces problèmes qui existent aussi dans d’autres pays, ajoute la déléguée

    soviétique, sont cependant particulièrement graves en URSS et ont été masqués pendant très longtemps.

    Les objectifs du Fonds qui fait appel à l’initiative privée et au bénévolat sont notamment de s’occuper des familles qui ont des problèmes, de

    lutter contre la toxicomanie et la délinquance juvénile. Une attention particulière est apportée aux enfants sous tutelle. Ceux-ci représentent plus

    des deux tiers des enfants en placement. Zinaida Dragunkina, qui travaille

    dans le cadre du programme "Espérance" qui s’occupe des enfants gravement

    malades, des loisirs et des activités créatives, etc, reconnaît qu’elle

    doit faire face à une bureaucratie omniprésente.

    Formation spécialisée

    Eileen Mayers Pasztor, représentante de la Ligue américaine pour le

    bien-être de l’enfant, avance d’emblée que les enfants en placement familial, au nombre de 285’000 aux Etats-Unis, estime-t-elle, ont besoin d’une

    protection spéciale. "Depuis 15 ans aux Etats-Unis, une formation est prévue pour les parents qui accueillent des enfants". La déléguée américaine

    insiste en outre sur les facteurs qui permettent aux familles nourricières

    d’excercer correctement leur rôle, à savoir: une solidité affective, des

    connaissances, une aide professionnelle et une vie communautaire".

    Eileen Mayers Pasztor estime aussi qu’il est important de payer les familles d’accueil pour éviter les problèmes économiques et, de plus, qu’il

    faut garantir aux familles des liens avec des éducateurs et des assistants

    sociaux

    Par ailleurs, par rapport aux enfants souvent confrontés à des problèmes

    tels que la toxicomanie, le sida ou encore l’inceste, le représentante américaine insiste pour que l’on prête une attention à ces questions, car,

    dit-elle, "les enfants n’ont pas que des besoins matériels". Elle espère

    que la rencontre qui aura lieu en janvier aux Etats-Unis permettra de tracer des perspectives et de trouver un consensus pour répondre aux problèmes

    des enfants. (apic/pp/pr)

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