Genève: Colloque d’experts d’ONG sur le placement d’enfants (161189)
Genève, 16novembre(APIC) Un colloque sur le placement familial s’est tenu
à Genève les 13 et 14 novembre dernier. Les objectifs de cette rencontre
organisée par le BICE (Bureau International Catholique de l’Enfance), le
ISCO (International Foster Care Organization) et le Service Social International (SSI) étaient d’examiner les implications sociales et juridiques du
placement d’enfants auprès de familles nourricières.
Des représentants des pays de l’Est, Pologne, Hongrie Union Soviétique,
assistaient pour la première fois à une telle rencontre, dont la prochaine
pourrait se tenir à Moscou, conformément au souhait de la délégation soviétique.
Il y a 3 ans, les Nations-Unies élaboraient une Déclaration sur les
droits des enfants lors du placement auprès des familles nourricières.
"Toute déclaration de l’ONU n’a cependant pas nécessairement d’effet pratique, elle ne représente en réalité qu’une obligation morale", affirme Damien Ngabonziza, membre du Service Social International.
"Lors de la première réunion de notre groupe convoquée à Vienne en Juin
1987, nous nous sommes concentrés sur les principes du placement des enfants avec, pour objectif, la mise en application de la Déclaration de
l’ONU. Cette fois, il s’agit d’analyser en détail les implications sociales, psychologiques et juridiques des articles de la Déclaration", a pour
sa part déclaré Dennis Callagy, du BICE de Vienne.
Cette analyse concerne plus particulièrement 3 articles de la Déclaration de l’ONU: le premier qui affirme que le placement doit être régler par
la loi; le suivant qui limite dans le temps le placement, le troisième, enfin, qui fixe les responsabilités de toutes les parties concernées. Selon
Damien Ngabonziza, la question du placement des enfants acquiert encore
plus d’importance dans la mesure où l’ONU va certainement adopter ces prochains jours la Déclaration sur les droits des enfants.
De l’Afrique à l’Union Soviétique
Plusieurs rapporteurs ont analysé des situations concrètes. A titre
d’exemple, le cas du placement d’un enfant africain auprès d’une famille
européenne qui a provoqué de multiples conflits entre la famille naturelle
et la famille d’accueil. Le délégué du SSI, qui a exposé le problème, a
prôné une politique de concertation et de compromis entre les parties concernées et ceci dans l’intérêt de l’enfant. D’autres interventions, notamment celle sur la situation en URSS et aux Etats-Unis, ont attiré l’attention des participants. (apic/pp/pr)