Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Conférence du biologiste Alex Mauron

    Genève: atouts et risques du génie génétique (130291)

    Genève, 13février(APIC) Le Centre Saint-Thomas et le couvent Saint-Dominique de Genève accueillaient mardi soir le biologiste Alex Mauron pour une

    conférence sur le thème: "Génie génétique et médecine. Recherche scientifique et exigence éthique". Chercheur à la Fondation Louis Jeantet (Genève)

    et membre du Comité genevois de la Société suisse d’éthique biomédicale,

    Alex Mauron a abordé les applications médicales du génie génétique. Son exposé visait à mieux informer dans la perspective de la votation - fin 1991

    ou début 1992 - sur un article constitutionnel réglant l’application du génie génétique et la procréation assistée.

    Alex Mauron a commencé par souligner la responsabilité du bioéthicien,

    qui doit faire un effort de vulgarisation sans pour autant se poser comme

    un "oracle de la science". Il a ensuite développé les acquis du génie génétique, qui a apporté des moyens d’investigation à toutes les sciences de

    base, notamment la découverte en 1983 du virus HIV et la maîtrise de la diversité des anticorps. Le génie génétique, a relevé le chercheur, a permis

    des progrès considérables dans les domaines du diagnostic - le diagnostic

    prénatal en particulier - et de la thérapeutique.

    Le génie génétique touche l’autonomie de la personne

    Tous les acquis du génie génétique posent de graves problèmes éthiques,

    en particulier dans le respect de l’autonomie de la personne, a précisé

    Alex Mauron: liberté de procréer, d’interrompre une grossesse en toute connaissance de cause ou refus de s’informer. Pour le conférencier, seule une

    gestion rigoureuse du diagnostic génétique par le patient rendra possible

    une liberté de choix.

    Le génie génétique remet en cause le principe du risque partagé, qui

    constitue la base de l’assurance-maladie: en effet, les catégories bienportantes refusent de plus en plus de payer pour les groupes à risques, décelables grâce au génie génétique.

    Ne pas réduire la réalité à la doctrine

    Alex Mauron a mis en évidence l’embarras du praticien, qui ne peut proposer de thérapie lors du dépistage prénatal de certaines maladies incurables, ce qui relance le problème de l’avortement. Tout en dénonçant le

    recours systématique à l’avortement lors du diagnostic de la trisomie 21,

    le biologiste estime qu’une réalité complexe ne peut être réduite à une

    doctrine morale et que la liberté individuelle doit être respectée. Le médecin a un rôle difficile: amené à privilégier la vie, il ne doit pas influencer, mais donner une information complète et intègre sur la maladie

    dépistée, a-t-il ajouté. (apic/sr/cor)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus