Genève: Assemblée du Consistoire de l’Eglise nationale protestante
Genève, 16 mars(APIC) Le Consistoire de l’Eglise nationale protestante de
Genève (ENPG) s’est tenu à Vandoeuvres-Choulex la semaine dernière. A l’ordre du jour: la révision constitutionnelle qui instaure de nouvelles structures pour l’Eglise, un projet de désendettement et la couleur de la robe
pastorale.
Les réformes constitutionnelles votées en automne dernier, ont été largement acceptées en troisième lecture. Ainsi, le bureau du Consistoire va
disparaître au profit d’une autorité monocéphale, avec à sa tête un(e) président(e) de l’ENPG. La transition vers la nouvelle organisation se fera
par la fusion du Conseil exécutif et du bureau du Consistoire, en juin
1992, pour la durée d’une année.
Le pasteur William McComish, responsable des finances au sein du Conseil
exécutif, a présenté brièvemment un projet de désendettement. Avec une
dette de 34 millions de francs et des frais annuels de 1,7 million, la
situation risque de devenir insupportable à moyenne échéance. L’objectif
prioritaire est donc d’équilibrer le budget pour 1993 et les années
suivantes. Le Conseil exécutif propose de réduire, dans un délai de deux
ans, les dépenses de 20% à tous les niveaux: administration centrale,
subventions, postes pastoraux, entretien des bâtiments. Le Conseil exécutif
souhaite réaliser ces économies dans un esprit de concertation et en
mettant en oeuvre les suggestions dynamiques de l’ensemble de l’ENPG.
En blanc ou en noir?
Les pasteurs genevois, selon leur conviction et leur sensibilité, prêchent en robe noire ou blanche depuis au moins vingt ans. En effet, sous
l’influence de Taizé et d’un certain renouveau liturgique, des ministres se
sont mis à porter l’aube au lieu de la traditionnelle robe noire. Le Consistoire a accepté à une large majorité de reconnaître la robe noire comme
la robe pastorale officielle. L’assemblée est même allée plus loin que la
compagnie des pasteurs, en décidant que la robe noire, lors d’offices oecuméniques et d’actes pastoraux, était de rigueur. En décidant en outre, que
les diacres devront porter un vêtement civil dans tous les cas, le Consistoire genevois a pris une décision qui fera encore certainement des vagues.
(apic/spp/mp)