Genève: Assemblée annuelle de l’OMS (090590)
Genève, 9mai(APIC) La conception de la santé doit être davantage tournée
vers le progrès humain. Elle doit envisager le rapport entre les hommes en
se fondant sur la participation et la communion qui unit tous les êtres humains dans l’unique famille de Dieu. C’est en substance ce qu’a déclaré
mardi en fin de journée Mgr Fiorenzo Angelini, président du Conseil pontifical pour la pastorale des services de la santé, devant les quelque 1200
délégués des 167 Etats membres présents à Genève pour l’Assemblée annuelle
de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
Rappelant la définition de la santé inscrite dans la Charte de l’OMS:
"La santé est un état de parfait bien-être physique, mental et social et
non pas seulement l’absence de maladie ou d’infirmité", le prélat a souligné le fait que c’était le Dr Chisholm, premier Directeur général de l’OMS
dont on honore la mémoire à l’occasion de cette assemblée, qui avait voulu
inscrire dans cette définition le concept de bien-être mental.
Défendre, promouvoir et faire retrouver la santé exige de porter un regard sur l’homme dans son intégralité. Le problème de l’humanisation apparaît aujourd’hui comme une urgence, estime Mgr Angelini. Aussi bien la recherche scientifique que la technologie doivent accepter une vision de la
personne humaine et de sa conception idéale respectant pleinement les
droits humains. Le concept fondamental de service à la vie et à la qualité
de la vie "dès sa conception jusqu’à son terme naturel" doit donc être primordial; la médecine doit servir la vie et non l’asservir, a-t-il souligné.
Pour le président du Conseil pontifical pour la pastorale des services
de la santé, l’être humain ne peut être réduit à un instrument. La légalisation de l’avortement provoqué et l’euthanasie - alors que la médecine a
élevé l’espérance moyenne de vie - sont la négation des fins mêmes de la
science, de la recherche et de la pratique médicales.
La dénutrition et la guerre, a poursuivi le représentant du Saint-Siège,
la fièvre d’une société de consommation qui entraîne la pollution, les
techniques avancées de protection de la vie et la diffusion simultanée des
pratiques abortives et des exterminations de masse par la famine, démontrent les limites et les désordres inhérents à la science elle-même. Il
faut donc promouvoir une conception différente et plus évoluée de la santé
de l’homme, tournée vers le progrès humain, tenant compte de la dignité de
la personne humaine et de l’affirmation de notre réalité spirituelle.
La médecine est appelée à faire des choix éthiques. L’humanisation de la
médecine elle-même résulte de ces choix, a conclu Mgr Angelini. (apic/arpr)