Genève, 18février(APIC) En ces premiers jours de carême, est célébré dans
toute l’Eglise catholique l’appel décisif des catéchumènes qui vont être
baptisés dans la veillée pascale. Dans le diocèse de Lausanne, Genève et
Fribourg, le premier samedi de carême, à Domdidier (Fribourg), Mgr Gabriel
Bullet, évêque auxiliaire, appellera ainsi 22 adultes et 6 enfants d’âge
scolaire. Parmi les adultes, 10 sont déjà baptisés et demandent à être admis dans la pleine communion de l’Eglise catholique. A Genève, le mercredi
des cendres, Mgr Amédée Grab a déjà appelé 17 enfants et 3 jeunes. Les candidats proviennent de quelques 35 paroisses du diocèse.
Quel est le sens de cette célébration? L’Eglise a réintroduit le catéchuménat pour répondre à une situation nouvelle ou de nombreux adultes et
grands enfants demandent le baptême. Elle a également rétabli la célébration du baptême par étapes marquant la connaissance de la foi et les
progrès de la conversion chez les catéchumènes. Les candidats sont d’abors
accueillis comme catéchumènes, puis vient le temps plus ou moins prolongé
de la formation, véritable apprentissage communautaire de la vie chrétienne.
Quand cette préparation paraît suffisante, les candidats sont présentés
à l’évêque. Celui-ci les réunit, s’enquiert de leurs bonnes dispositions,
puis les appelle solennellement: "L’Eglise au nom du Christ vous appelle au
sacrement de la Pâques, répondez-lui maintenant en donnant votre nom". Cela
a lieu habituellement le premier dimanche de carême, ainsi nous sommes invités à nous souvenir que le carême a été jadis instauré comme le temps de
l’ultime préparation des catéchumènes au baptême toujours célébré dans la
veillée pascale. A cette préparation, toute la communauté est invitée à
s’associer pour accompagner les futurs baptisés et pour raviver en chacun
la grâce de son propre baptême. La remise en valeur de cette tradition aide
à mieux saisir le dynamisme interne de toute la liturgie de la semaine
sainte qui retrouve ainsi sa fonction originale. (apic/pp/bd)