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    Le Bénin dans le collimateur

    Genève: 82e Session de la Commission des Droits de l’Homme

    Genève, 25 novembre 2004 (Apic) Un groupement d’ONG a présenté deux rapports alternatifs sur la situation au Bénin durant la 82e session de la Commission des Droits de l’Homme, qui se tient à Genève. Justice arbitraire, tortures et mutilations génitales sont constatés au Bénin.

    Deux rapports alternatifs ont été présentés conjointement par différentes Organisations non gouvernementales (ONG), dont l’Association des Femmes juristes du Bénin (AFJB), les Enfants solidaires d’Afrique et du Monde (ESAM),La ligue pour la Défense des Droits de l’Homme au Bénin (LDDHB) parmi d’autres. Selon la LDDHB, membre de la Fédération internationale des Droits de l’Homme (FIDH), dans le pays règne une justice arbitraire, qui viole certains articles de la Convention internationale sur les Droits civils et politiques. Les recommandations de la Commission de l’ONU y sont consacrées et visent aussi la corruption dans la police, la poursuite des auteurs de crimes, l’indépendance du système judiciaire, le droit de recourir en appel.

    Prisons surpeuplées et peine de mort en vigueur

    En outre les conditions de détention violent la dignité humaine, rapportent les ONG. La surpopulation dans les prisons est alarmante, dénoncent-elles, par exemple dans la prison de Cotonou. Celle-ci a une capacité de 400 prisonniers mais en détient 1687. D’autre part, les prisons pour femmes n’existent pas. Et les conditions de détention des mineurs contreviennent à la Convention internationale des Droits de l’enfant. La Commission de l’ONU recommande également au Bénin d’entrer dans un processus de suppression de la peine de mort dans le pays, en ratifiant le Protocole des Nations Unies y afférent.

    Toutefois, la coalition d’ONG accueille favorablement la promulgation en août 2004 du Code de la famille, qui garantit des droits égaux entre hommes et femmes, et l’adoption de la loi, en mars 2003, abolissant les mutilations génitales. Les droits garantis par ces textes doivent maintenant être appliqués dans un vaste plan d’action, déclare l’Association des Femmes juristes du Bénin.

    La coalition demande en outre que le Bénin accroisse ses efforts pour mettre fin au trafic d’enfants, crée des mécanismes de placement des enfants et poursuivent les auteurs du trafic et de l’exploitation économique des enfants. (apic/omct/vb)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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