Genève, 15octobre(APIC) 71 chefs d’Etat et de gouvernement ainsi que des
vous à New-York les 29 et 30 septembre pour discuter du sort des enfants
dans le monde à l’occasion du Sommet mondial qui leur était consacré dans
le cadre de la session générale de l’ONU. Déclarations et discours se sont
succédés. Les bonnes intentions aussi. Voeux pieux ou lettres mortes? Sommet pour rien? Fallait-il seulement en attendre quelque chose? Deux responsables de l’UNICEF et du BICE (Bureau international catholique de l’enfance), présents à New-York, ont dressé un bilan de cet événement et fait
part de leurs sentiments au cours d’une interview accordée à l’agence APIC.
Entre 30 et 35 chefs d’Etats et de gouvernement, dans les prévisions de
l’UNICEF, étaient attendus fin septembre à New York. Ils étaient 71, sans
compter les autres, les ministres ou les mandatés de plusieurs dizaines
d’autres pays de la planète. Bref du beau monde, pour discuter de l’avenir
de millions de gosses, prostitués, exploités, sous-alimentés, et laissés
sans éducation, pour réfléchir en quoi la signature puis la ratification de
la Convention pouvait non seulement concerner leur pays mais encore être
contraignante par rapport de leur politique. Pour accepter enfin une déclaration "mondiale en faveur de la survie, de la protection et du développement de l’enfant" ainsi qu’un plan d’action adoptés à l’issue de deux jours
de séances facturées à quelque 5 millions de dollars.
Pour l’heure, explique Claire Brisset, responsable à Genève du service
d’information de l’UNICEF en Europe, une centaine de pays ont signé la
déclaration d’intention, mais seuls cinquante l’ont ratifiée: 7 pays en
Europe
(Suède, Saint-Siège, Malte, Portugal, France, Roumanie et URSS), 8 en Asie,
20 en Afrique et 15 en Amérique latine. Ce Sommet,