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    Gambie: VIIe Sommet de l’Union Africaine

    Kofi Annan: "Après la décolonisation, les dictatures"

    Banjul, Gambie, 3 juillet 2006 (Apic) "Nous sommes contraints de prendre des mesures urgentes pour mettre fin aux souffrances générées par les conflits, au Darfour et en Somalie. C’est ce qu’a déclaré le président de la Commission de l’Union africaine (UA) Alpha Oumar Konaré.

    Le président de la Commission de l’Union africaine (Ua) Alpha Oumar Konaré s’est penché sur deux pays en proie aux conflits, lors de l’intervention inaugurale du septième sommet des chefs d’Etats de l’organisme continental,à Banjul, capitale de la Gambie.

    Pour le Darfour, Konaré a rappelé que l’UA doit "trouver les moyens de faire appliquer les accords d’Abuja", signés en mai par le gouvernement soudanais et par un seul des trois groupes rebelles dans l’ouest du Soudan. Ce pays est en proie depuis près de 3 ans à un grave conflit interne. L’engagement pour la pacification du continent - a ajouté le président de la Commission - doit être étendue aussi au soutien des processus de paix en Côte d’Ivoire et en République démocratique du Congo, deux pays où les élections présidentielles prévues dans les prochains mois devraient mettre fin à une longue instabilité.

    Pour résoudre les crises africaines - en particulier au Soudan, en Somalie, mais aussi au Tchad - Konaré a exhorté à la coopération entre l’Ua et l’Onu, représentée en cette occasion par son secrétaire général Kofi Annan.

    La présence d’Annan - originaire du Ghana - a constitué une sorte "d’au revoir" officiel aux chefs d’Etats africains, en vue de l’échéance de son mandat en décembre. "Au cours des presque 10 ans qui se sont écoulés depuis mon premier discours (devant l’organisation, encore appelée OUA en 1997)" - a-t-il dit - j’ai eu le privilège de voir se déployer une troisième vague", après celle de la décolonisation et de l’indépendance, celle des dictatures et de la mauvaise gouvernance.

    Immigration clandestine au programme

    Le secrétaire de l’Onu a également exprimé son appréciation pour "les progrès accomplis par le continent en matière de développement, de sécurité et des droits de l’Homme". Il a toutefois déploré que la misère, le sida, l’insécurité alimentaire, la pollution et le chômage des jeunes tardent à se résorber. Il a enfin souligné qu’il "reste énormément à faire pour que l’Afrique dans son ensemble atteigne tous les Objectifs du Développement du Millénaire", fixés par l’Assemblée générale de l’ONU, notamment réduire de moitié la pauvreté d’ici à 2015.

    Parmi les thèmes examinés il y avait aussi la définition d’une position commune sur le problème de l’immigration clandestine et sur le procès contre l’ex-président du Tchad Hissène Habré, en exil au Sénégal, et poursuivi par la magistrature belge qui en demande l’extradition. (apic/misna/vb)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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