Gabriel Migault, aumônier, 77 ans, à l’époque 63 ans.
peine de mort, mais j’ai l’impression que cette opinion varie aujourd’hui.
Il y a eu des cas qui posent aujourd’hui problèmes. Votre sentiment par
rapport à la peine de mort, en tant qu’homme et en tant que prêtre. "En
tant qu’homme, je vais vous étonner, la peine de mort, parmi les détenus,
sont généralement très sévère pour certains cas. Pour eux, la peine de mort
existe. Ceux quis’attaquent aux enfants, aux femmes, là aussi les détenus
sont très sévères. Personnellement je suis contre, car cela ne résoud
rien." Et en tant que prêtre? Dans la bible, dans l’ancien testamenet existait. Même beaucoup plus sévère (lapidation). Le nouveau testament ne dit
rien.
La peine de mort = élément dissuasif? Non, j’ai recnontr des tueurs, ce
qu’on appel des professionnels...ce n’est pas ce qui peut les arrêter.
Le fameux 28 juillet. Je voyais Ranucci tous les jeudi depuis sa détention. Mais quand je lui ai demandé avant ’être exécuté si il voulait récité
"Je vous salue Marie", il ne connaissais pas le "Notre Père", Il m’a répondu non , c’est pas la peine, je suis innocent, je n’ai pas besoin de prier.
Quel a été votre sentiment devant cet homme qui allait quelques minutes
après, avoir la tête tranchée... J’ai fais la guerre... être en face de la
mort, je sais ce que s’est. Il s’agit d’un moment douloureux, le gars était
jeune.
Je savais la veille que l’exécution aurait lieu le lendemain, on m’avait
averti de me tenir prêt pour le matin. Je suis arrivé lorsqu’on a réveillé
Ranucci dans sa cellule. Quel souvenir vous avez. C’est dur à voir, a
éprouver... je ne trouve pas l’expression... C’est un choc humain. Surtout
que j’était à un mètre de la guillotine, accompagnant Ranucci jusqu’au
bout. J’ai encore le souvenir de voir la tête tranchée tomber.
En dehors du secret qui vous lie, quelle discussion avec Ranucci. Nous
pparlions de littérature, de la Bible, mais en tant que livre humain. Mêm e
si la première fois il m’avait déclaré oh, je n’en ai pas besoin, de la bible. Il parlait aussi de ses projets d’avenir, partir, voyager, partir en
Amérique. Face à l’espoir de cet homme... que lui répondiez-vous ? Innocent
ou coupable... Je ne sais pas, je ne sais pas.
Est-ce que c’était la première exécution à laquelle vous assistiez. Oui,
la première et la dernière. Comment vous avez vécu la journée de l’exécution