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    Fribourg: "tout doit servir la pastorale" (230594)

    13e séance plénière de l’Asssemblée ecclésiaistique catholique provisoire

    Fribourg, 23mai(APIC) Le rôle de la paroisse a été au centre des discussions de la 13e séance plénière de l’Assemblée ecclésiastique catholique

    provisoire du canton de Fribourg. Les délégués réunis samedi à Fribourg se

    sont penchés sur la place du conseil pastoral paroissial (ou conseil de

    communauté) et sur la collaboration entre les paroisses.

    Poursuivant la lecture du deuxième rapport intermédiaire de la Commission I, sa présidente Marie-Anne Heimo (Fribourg) a insisté sur la nécessité de codifier suffisamment clairement les rapports entre les divers organes de la paroisse. Le conseil pastoral paroissial (ou conseil de communauté), là où il existe, manque souvent de poids face au conseil de paroisse,

    constate Gérald Berger (Cousset). Il s’agit donc de lui donner dans le statut une légalité qui lui permette d’être un partenaire à part entière du

    curé, du conseil et de l’assemblée de paroisse.

    Selon l’article 536 du droit canon, c’est à l’autorité diocésaine qu’il

    revient d’instituer partout des conseils pastoraux paroissiaux et de fixer

    leur règles de fonctionnement. Mgr Pierre Mamie a promis pour la fin de

    l’année un décret diocésain. Il s’agira de déterminer la composition et les

    modes de désignation des membres de ce conseil, de définir ses tâches. A

    noter que 90 des 127 paroisses fribourgeoises ont déjà aujourd’hui un conseil de communauté. Le conseil pastoral paroissial doit à la fois représenter les divers groupements et refléter toutes le tendances de la paroisse.

    "C’est un peu l’auberge espagnole où chachun apporte ce qu’il a", commente

    Gérald Berger.

    Michel Bavaud (Treyvaux) plaide lui pour un seul organe paroissial chargé à la fois des la gestion matérielle et des tâches pastorales. "Répartition ne doit pas devenir partition. Le face à face dégénère trop souvent

    vers l’affrontement entre les deux conseils", explique-t-il. Ce qui au niveau chrétien est un peu scandaleux. Si chacun a le même souci global de la

    vie paroissiale pourquoi maintenir deux entités? Une préoccupation partagée

    par Claude Pillonel (Besencens), le conseil pastoral ne risque-t-il pas

    toujours d’être considéré comme de seconde zone?

    Pas d’accord, rétorque Kanis Lehmann (Ueberstorf). Il s’agit de penser

    non pas en terme de conflit, mais en terme de respect mutuel. Au sein d’une

    paroisse tout le monde n’a pas les mêmes compétences. ’Protéger’ le conseil

    pastoral des problèmes matériels et financiers qui demandent souvent beaucoup d’énergie, est une bonne chose. Lors du vote indicatif cette position

    a été largement soutenue par 55 voix contre 8 abstentions. Le conseil de

    paroisse sera tenu de coopérer avec le conseil pastoral notamment en

    l’associant à la discussion du budget et en désigant un de ses membres

    comme délégué auprès du conseil pastoral paroissial.

    La question de la collaboration entre les paroisses a suscité moins de

    discussion. Elle sera obligatoire dans deux cas, lorsque qu’un même curé ou

    une même équipe pastorale ont la charge de plusieurs paroisses et lorsque

    des tâches pastorales sont organisées sur un plan interparoissial. Cette

    collaboration sera régie soit par une convention, soit sous forme d’association de paroisses. Elle peut, en accord avec l’autorité diocésaine, mener à la fusion de paroisses.

    La notion de l’appartenance à une paroisse restera liée au domicile.

    Certes cela ne recouvre pas toutes les situations, mais dans la mesure où

    il existe un lien avec le paiement de l’impôt ecclésiastique, on ne voit

    guère comment faire autrement, explique Marie-Anne Heimo. Deux cas notamment posent des difficultés: celui des résidences secondaires et celui des

    Alémaniques du Grand Fribourg, ces gens sont rattachés juridiquement à des

    paroisses qu’ils ne fréquentent jamais. Pour la Commission, tout catholique

    fait partie d’une communauté paroissiale, mais a ses droits là où il réside

    et paie ses impôts.

    La question de la sortie de l’Eglise n’a été abordée qu’en passant, la

    Commission n’ayant pas encore fait de proposition formelle à se sujet. On

    souhaite semble-t-il maintenir à cet acte une forme authentique c’est-à-dire attestée par un notaire ou par une autorité civile.

    Au chapitre des divers, Jean-Paul Bochud a souhaité que les paroisses

    soient invitées officiellement à constituer des réserves pour les frais de

    l’Assemblée ecclésiastique qu’on peut estimer environ à 1 franc par catholique et par an. Une proposition que le Bureau examinera.

    L’assemblé a en outre enregistré les démissions de Max Hayoz (Fribourg),

    délégué de l’évêque pour représenter Caritas, et du Père Claude Morel

    (Font), délégué du clérgé, appelé à un autre ministère. Quant à Willy Neuhaus (Tinterin), ancien préfet de la Singine, il remplacera Hans Haefliger

    (St-Sylvester), démissionnaire. (apic/mp)

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