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    La guerre du Golfe a détérioré la situation

    Fribourg: solidarité avec la ville palestinienne de Beit Sahour (260791)

    Fribourg, 26juillet(APIC) La guerre du Golfe n’a pas amélioré la situation dans les Territoires occupés, où la vie quotidienne reste difficile et

    précaire. Deux représentants de la Clinique du couvent grec-catholique de

    Beit Sahour (le Champ des bergers), près de Bethléem, de passage à l’APIC,

    en ont témoigné vendredi 26 juillet. La Clinique, qui occupe 26 personnes,

    dont 13 médecins, connaît un déficit croissant et compte sur ses amis fribourgeois et genevois pour poursuivre une activité nécessaire à la population locale.

    Au début de 1990 s’est créée à Fribourg, sous l’impulsion de l’infirmier

    fribourgeois originaire de Beit Sahour, Naji Awad, l’Association Beit Sahour dans le but de venir en aide aux habitants de cette ville de Cisjordanie occupée, en particulier sur le plan médical. L’Association compte 20

    membres actifs et quelque 300 amis fribourgeois et genevois. Les représentants présents vendredi à Fribourg lancent un appel aux autorités et à la

    population pour l’envoi de fonds, de médicaments et de matériel médical. La

    commune de Fribourg a donné 5’000 francs, ce qui représente beaucoup pour

    les habitants de Beit Sahour.

    Développer les infrastructures

    La Clinique du couvent grec-catholique de Beit Sahour a été fondée en

    1988. 26 personnes dont 13 médecins y travaillent dans différents secteurs

    médicaux. Quelque 35’000 personnes bénéficient des infrastructures déjà en

    place. Les travaux terminés, la Clinique pourra offrir ses services à une

    population de quelque 130’000 habitants.

    Les responsables se sont fixé trois buts: assurer les premiers secours;

    construire un centre de diagnostic entièrement équipé; enfin, permettre

    l’accès de tous aux services offerts. Le développement des infrastructures

    est ralenti par la situation politique et socio-économique dans les Territoires occupés, qui s’est détériorée depuis la guerre du Golfe. C’est pourquoi la Clinique compte sur l’aide de la Suisse. A Noël 1990, 10’000 francs

    ont pu lui être remis par les pèlerins suisses pour financer, entre autres,

    un cabinet dentaire. Un cabinet ophtalmologique devrait être ouvert prochainement, de même qu’un département d’urologie.

    Beit Sahour avait fait parler d’elle en automne 1989 dans la presse internationale pour avoir été totalement isolée durant une quarantaine de

    jours par l’armée israélienne parce qu’elle s’était déclarée "en état de

    désobéissance civile": elle avait refusé de payer les taxes exorbitantes

    imposées par l’occupant. L’armée avait alors appuyé les percepteurs confisquant les marchandises des commerces, des ateliers et des pharmacies, de

    même que le mobilier des maisons individuelles. 80% des quelque 15’000 habitants de Beit Sahour sont chrétiens (catholiques latins, grecs-catholiques melkites et grecs-orthodoxes pour la plupart). (apic/cor)

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