Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Fribourg : "Rome et Canterbury", conférence du Prof. Tillard (040589)

    "Il faut purifier nos mémoires confessionnelles"

    Fribourg, 4mai(APIC/Bernadette Dubois) Ce qui divise les anglicans et les

    catholiques au niveau de la foi est minime, mais de nombreuses réalités impondérables font que l’unité n’est pas encore réalité entre les deux confessions chrétiennes. C’est ainsi que le professeur Jean-Marie Roger Tillard, OP, professeur de théologie à Ottawa et vice-président de la Commission Foi et Consitution du Conseil Oecuménique des Eglises (COE), a analysé

    la situation actuelle entre Rome et Canterbury. Les relations entre ces

    dernières étaient d’ailleurs le thème de la rencontre oecuménique qui a eu

    lieu le 3 mai à l’Université de Fribourg dans le cadre de la Journée de

    l’Europe consacrée à la Grande-Bretagne.

    Le Père Tillard a fait remarquer qu’actuellement "le temps n’est plus au

    grand roucoulement d’un optimisme total" en matière d’oecuménisme entre

    Rome et Canterbury, mais au réalisme. Au niveau de la foi, peu de choses

    divise les deux confessions. En effet, l’anglicanisme a toujours refusé de

    renoncer à la structure catholique. D’ailleurs, comme l’a fait remarquer le

    Père Tillard, des "dynamismes" surgissent périodiquement dans

    l’anglicanisme pour proclamer : "Nous appartenons à la grande tradition

    catholique".

    L’Eglise anglicane n’a pas voulu se couper de sa catholicité, mais

    seulement se couper de Rome, a rappelé le conférencier. La question de la

    primauté romaine demeure d’ailleurs toujours la plus "coriace" entre

    théologiens des deux confessions. A cause de cela, les catholiques, sauf

    les gallicans bien sûr, ont toujours mal jugés les anglicans en les

    englobant dans le mouvement de la Réforme. "Le siège romain a toujours été

    hésitant vis-à-vis des anglicans face à leur appartenance à la

    catholicité", a souligné le Père Tillard. Pourtant, dans son décret sur

    l’oecuménisme, le dernier Concile a bien mis l’accent sur la place à part

    de l’anglicanisme.

    "Ce ’peu’ qui nous sépare est devenu un fossé immense, il a pris des dimensions inattendues, les facteurs non-théologiques divisent surtout Rome

    et Canterbury", a déclaré le Père Tillard. Il en a cité deux : tout

    d’abord, l’honneur blessé, les catholiques anglais ont beaucoup souffert de

    leur statut de "citoyen de seconde zone" que les anglicans leur ont imposé.

    C’est pourquoi, "il faut purifier nos mémoires confessionnelles", a

    fortement souligné le Père Tillard.

    Le second facteur non-théolgique est l’"éthos", le climat dans lequel

    baigne l’identité de l’individu et du groupe. Il n’est en effet pas le même

    pour les anglicans et pour les catholiques, ce qui ne facilite pas l’unité.

    C’est pourquoi, a conclu le Père Tillard en paraphrasant Paul VI : "La pensée théologique est plus ouverte au dialogue que l’éthos". (apic/bd)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus