Fribourg: rencontre de prière des catholiques de Suisse romande (191190)
Fribourg, 19novembre(APIC) Ils étaient plus d’un millier venus des quatre
coins de la Suisse romande à se rassembler les 17 et 18 novembre à Fribourg
autour des évêques du diocèse pour vivre la première rencontre de prière
des catholiques de Suisse romande organisée par l’Apostolat de la Prière.
Placée sous le thème "Prier, témoigner", elle a réuni des représentants des
communautés religieuses, des paroisses et des mouvements engagés dans les
diocèses de Suisse romande. Veillée animée par le Père Daniel Ange, nuit
d’adoration, spectacle sur le Credo et surtout témoignages divers ont réuni
les participants dans une même prière.
Dans son enseignement donné à Sainte-Thérèse et intitulé "Ton coeur pour
prier, ta vie pour témoigner", le Père Daniel Ange, prêtre français du Renouveau charismatique, a invité chacun à s’émerveiller devant la beauté des
choses et des êtres pour rayonner la joie dans un monde de solitude et de
mort. Il a mis en garde contre la "religiosité païenne contemporaine" qui
se nourrit d’ésotérisme et d’occultisme, "plagiat et prostitution du
christianisme"; contre le caractère insidieux du New Age, qui récupère le
christianisme à son profit; contre la montée de l’islam.
Dans un monde profondément marqué par le suicide, l’avortement et le sida, les chrétiens doivent être d’"inconditionnels serviteurs de la vie", a
rappelé le Père Daniel Ange citant Jean Paul II. Ils sont appelés à témoigner par leurs actes de leur relation à Dieu en prenant sans cesse la
défense du plus petit dans une attitude courageuse au service de la vérité
et en faisant de l’Eglise le lieu de la vie. Mais l’évangélisation authentique, a conclu Daniel Ange, s’enracine dans la prière, qui est l’essentiel.
Au cours de l’eucharistie du samedi, qu’il présidait, Mgr Gabriel Bullet, évêque auxiliaire, a rappelé qu’être témoin c’est rayonner par toute
sa vie la présence cachée de Dieu en soi. Il a souligné que s’il n’y a pas
de témoignage sans la "rencontre silencieuse avec Dieu" au quotidien dans
la prière, il n’y a pas de prière vraie qui ne pousse au témoignage dans le
service de l’autre.
Une Eglise qui chante
Dimanche matin, après une nuit d’adoration, les participants étaient
réunis à l’aula de l’Université autour de Mgr Amédée Grab, évêque auxiliaire, dans une ambiance de fête. Dans son intervention, Mgr Grab a évoqué les
difficultés que traverse en ce moment l’Eglise de Suisse: c’est un temps de
"redéfinition" qui manifeste de manière aiguë que prière et témoignage sont
indissociables. Reprenant le mot des étudiants en théologie lors du dernier
"dies academicus" de l’Université: la théologie est fille de Dieu, il a relevé que cette dernière ne grandit que si elle prie.
Renaissance et surgissement de groupes de prière, discernement et humilité, naissance de vocations, redécouverte de ce qu’est l’Eglise, autant de
souhaits exprimés par l’évêque auxiliaire, qui a partagé son expérience
personnelle de la prière. Il a exhorté chacun à demander l’unité de l’Eglise et le développement du dialogue oecuménique.
Le Credo mis en scène par de jeunes Valaisans - le spectacle joué à
Saint-Maurice lors du 1700e anniversaire du martyre de saint Maurice et de
ses compagnons - et les chants des Focolari ont rassemblé les chrétiens
présents dans une même louange. Diapositives et témoignages sur la prière
personnelle et communautaire dans la vie apostolique et la vie contemplative ont jalonné la journée.
L’eucharistie finale, présidée par Mgr Pierre Mamie, évêque du diocèse,
a rappelé à chacun la place centrale de la prière dans la vie de l’Eglise
et du monde. "Dieu est aussi notre mère", a lancé l’évêque, soulignant que
la vie chrétienne est l’histoire d’une intimité toujours plus profonde avec
Dieu, intimité à laquelle chacun est appelé. (apic/cor)