Fribourg : Réaction de Mgr Pierre Mamie après le refus du Centre (140689)
Plus grande transparence souhaitée
Fribourg, 14juin(APIC) Après le refus par les citoyens de la commune
gruyérienne du Pâquier le 12 juin du projet d’un Centre International de
Rencontres et d’Etudes de l’Opus Dei - qui voulait, par le biais d’une association acheter 16’000 m2 de terrain communal pour ériger un Centre devisé à 20 ou 30 millions de francs - Mgr Pierre Mamie, évêque du diocèse de
Lausanne, Genève et Fribourg souhaite une plus grande transparence de la
part de cette association catholique.
"Lorsque nos divisions sont mises au grand jour, ou lorsqu’elles sont
provoquées, je ne puis pas me réjouir", déclare l’évêque du diocèse dans
une prise de position datée du 14 juin. "Il y a six mois, j’avais averti le
Vicariat Général de l’Opus Dei à Zurich en leur disant qu’une installation
en terre de Gruyère pourrait être cause de division. Avant de leur donner
mon accord (qui, selon le droit de l’Eglise catholique, leur est nécessaire), je leur avais demandé de clarifier la situation avec les autorités et
la population de la commune et de la région".
"J’avais aussi demandé au Vicaire épiscopal, au Doyen et à quelques prêtres de cette même région de me donner leur préavis, en particulier en ce
qui concerne la messe du dimanche, le catéchisme des élèves de l’école ménagère et le ’recrutement’ des jeunes. J’aurais alors proposé un accord
écrit entre l’Opus Dei et nous pour le bien et la paix entre tous", poursuit Mgr Mamie.
"Dans nos entretiens précédents avec les Supérieurs de l’Opus Dei, continue l’évêque du diocèse, je les avais rendu attentifs à une nécessité :
tenir compte des traditions et de la ’culture religieuse locale’. Car l’Opus Dei, dont je ne peux nier certains grands mérites, a pu paraître trop
souvent, chez nous et ailleurs, comme un mouvement religieux ’importé’. Il
gagnerait à être ’plus transparent’ dans toutes ses intentions, ses ressources et ses activités". "Il reste que si l’Opus Dei veut créer une fondation et un centre dans notre diocèse, conclut Mgr Mamie, elle devra
répondre à certaines objections qu’on leur a faites ces jours-ci, pour que
tout se fasse dans la paix". (apic/be)