"Ligue catholique suisse pour la presse"
Inquiétude à la suite du rachat des Editions Walter
Fribourg, 9juin(APIC) La situation financière de la Ligue catholique
suisse pour la presse est saine. En effet, selon le rapport annuel 1988 de
la Ligue, le compte des pertes et profits pour 1988 boucle avec un petit
bénéfice. De plus, l’action de grande envergure auprès des couvents et communautés religieuses, a permis à la Ligue d’enregistrer plus de 40 nouveaux
membres collectifs, convaincus de la cause de la presse catholique et
décidés à soutenir la Ligue financièrement.
Le Rapport annuel fait également état du soutien qu’apporte la Ligue à
l’Agence APIC/KIPA, seule agence de presse catholique en Suisse. C’est un
montant de 30.000 francs par an que la Ligue a décidé de verser à l’APIC
pour prendre en charge une partie des frais des honoraires, tandis que
l’agence s’engage à améliorer son réseau de correspondants. La Ligue avait
déjà financé tout le matériel informatique de l’agence en 1987, elle a encore donné son accord pour l’achat de deux nouveaux écrans pour le
traitement des nouvelles.
La crise de la presse catholique est aussi évoquée dans ce rapport annuel. Aloïs Hartmann, président de la Ligue, déclare, qu’en dépit de ce
constat, il est convaincu "que les journaux et revues chrétiens sont, tout
comme auparavant, nécessaires et demandés. De nos jours la tâche qui se pose aux médias est devenue beaucoup plus difficile. Il s’agit d’un véritable
défi réclamant un travail de professionnel, une ouverture d’esprit, de
l’engagement, de la clairvoyance et une vue à long terme".
Aloïs Hartmann se dit également, dans son avant-propos, très préoccupé
par le passage des Editions Walter, à Olten, au groupe Jean Frey, à Zurich.
"Ce qui m’accable, dit-il, c’est (que) personne parmi les catholiques ne
voulut engager les capitaux nécessaires ni courir un risque pour permettre
à cette entreprise de poursuivre le but qui, depuis toujours, fut le sien.
(Pourtant) il y aurait eu, parmi les catholiques et parmi les chrétiens,
suffisamment de gens disposant des moyens financiers nécessaires. Il semble
qu’ils n’étaient pas prêts à consacrer leurs capitaux à une telle cause ou
alors ils n’en ont pas compris l’enjeu". (apic/bd)