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    Fribourg: Miracle de la Dent de Lys attribué à Marguerite Bays (200494)

    "Les hypothèses récentes n’apportent pas d’éléments nouveaux"

    Fribourg, 20avril(APIC) Les hypothèses lancées dans la presse ces

    derniers jours sur la réalité du miracle de la Dent-de-Lys attribué à l’intercession de Marguerite Bays n’apportent pas d’éléments nouveaux. Il

    s’agit de faits résolus. Tel est l’avis du Père Humbert Thomas Conus, postulateur de la cause qui a coordonné l’ensemble du procès. Tous les détails

    ont été soigneusement examinés par plusieurs séries d’experts qui ont tranché en tout indépendance, a-t-il rappelé mercredi à l’Agence APIC. Les actes du procès qui relatent toutes les enquêtes et tous les interrogatoires

    peuvent être librement consultés par les personnes intéressées, ajoute encore le Père Conus.

    Lors de l’enquête ordonnée par le diocèse en 1987-1988, six guides et

    alpinistes de la région ont formulé leurs hypothèses. Le Vatican a ensuite

    nommé deux experts du Val d’Aoste qui ont donné leur avis en se basant sur

    la documentation réunie à Fribourg, y compris le dossier photographique.

    Dans une troisième expertise trois guides instructeurs militaires de la Guardia di Finanza italienne, de la région des Dolomites ont été encore consultés.

    A aucun moment il n’a été demandé à ces experts de se prononcer sur un

    miracle, mais uniquement de déclarer si la rupture de la corde était explicable. Les avis n’étaient pas unanimes, "ce que nous n’avons jamais tenté

    de faire croire", dit le Père Conus. L’expert Winckler, un des alpinistes

    fribourgeois mandaté par le tribunal diocèsain, notamment n’était pas

    d’accord. "Ce fait n’a jamais été caché", contrairement à ce que laisse

    entendre le Nouveau Quotidien dans son édition de mercredi, estime le

    postulateur, et le rapport Winckler figure au dossier. Selon la procédure

    prévue, un avis exprimé par la majorité des experts consultés est cependant

    suffisant.

    Ce sont les théologiens du Vatican qui déterminent le caractère miraculeux des faits à partir des expertises scientifiques, mais aussi selon les

    normes de la foi. "La notion de miracle se situe à un autre niveau. Faire

    reconnaître un miracle par le Vatican est très difficile. Sur les quelque

    2’000 faits considérés comme inexplicables par les médecins à Lourdes,

    seuls 65 ont été admis comme miraculeux", rappelle le Père Conus.

    Autre élément présenté comme nouveau, le noeud de la corde apparaissant

    sur la photo publiée dans la presse ne l’est en fait pas, explique le postulateur. Trois autres photos, contenues dans le dossier, prises au même

    endroit par l’abbé Davet montrent ce noeud et les expertises en tiennent

    compte, souligne le Père Conus qui précise que ces clichés ont été faits

    avant d’entamer l’ascencion proprement dite, près du dernier chalet, visible sur les images. Dès 1940, ces photos ont circulé dans la Glâne chez des

    gens qui désiraient les avoir. (apic/mp)

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