Fribourg: messe pour le centenaire (270191)
A sa suite, aimer l’Eucharistie, Marie et l’Eglise
Fribourg, 27janvier(APIC) Près d’une centaine de fidèles se sont rassemblés samedi 26 janvier dans la chapelle du Séminaire diocésain à Villarssur-Glâne pour une messe d’action de grâce présidée par Mgr Pierre Mamie,
évêque de Lausanne, Genève et Fribourg, à l’occasion du centième anniversaire de la naissance du cardinal Charles Journet. De nombreux amis étaient
venus remercier Dieu pour le don qu’il leur a fait en la personne du cardinal et lui demander de susciter dans son Eglise des théologiens animés du
même amour de l’eucharistie. L’occasion aussi de se remémorer ce qui lui
tenait à coeur et qu’il a défendu toute sa vie.
L’eucharistie était présidée par Mgr Mamie, assisté notamment du vicaire
général Mgr Jacques Richoz, du vicaire épiscopal le chanoine Anton Troxler
et de l’official diocésain Mgr Jean-Claude Périsset. Toute empreinte de
simplicité et de dignité, elle se voulait un hommage de l’évêché, du séminaire, de la Fondation du cardinal Journet et de l’Association des Amis du
cardinal Journet.
La Trinité, l’Eucharistie, l’Eglise et Marie, autant de réalités qui ont
marqué toute la vie du cardinal Journet, a rappelé Mgr Mamie dans son homélie. "Ce qu’il nous dit ce soir, c’est d’aimer plus que tout la messe,
l’eucharistie et la communion. Ce qu’il nous dit de l’Eglise, c’est de ne
plus jamais en dire du mal. Il refusera que vous disiez que l’Eglise de Jésus est pécheresse. Il nous dit aussi d’aimer Marie. Enfin il nous dit
d’aimer le pape, quel qu’il soit, quel que soit son nom, quelles que soient
ses origines humaines, quelles que soient ses habitudes et ses préférences", d’écouter et d’aimer les évêques, de prier pour eux.
Mgr Mamie a évoqué la simplicité du cardinal, son attention aux enfants,
"Dieu qui passe dans nos vies", son attrait pour la vie contemplative, "la
vie la plus désirable". Il a enfin souligné l’humanisme qui l’a habité toute sa vie: le cardinal Journet voyait dans les artistes "ceux qui conduisent aux frontières du divin probablement plus vite et plus près que les
grands théologiens".
Garder la paix du coeur quels que soient les événements
L’évêque a terminé en évoquant les événements qui secouent actuellement
le Proche-Orient: "Je ne puis pas ne pas en parler ce soir: la nuit dernière, des missiles ont passé dans le ciel de Bethléem pour porter la mort au
pays de Jésus (...). Dans ce même ciel où il y a deux mille ans les anges
chantaient ’paix sur la terre aux hommes de bonne volonté’". "Il vous dirait, a-t-il conclu en évoquant le cardinal Journet, de ne pas laisser
"l’immense et profond mystère du mal descendre au fond de la paix du
coeur".
Charles Journet est né à Genève le 26 janvier 1891 et décédé le 15 avril
1975 à Fribourg. C’est le 22 février 1965 qu’il est créé cardinal par Paul
VI. C’est à ce titre qu’il participe activement à la dernière session du
Concile Vatican II. Il enseigne la théologie dogmatique au Grand Séminaire
de Fribourg de 1924 à 1970 et fonde en 1926 avec l’abbé François Charrière
- futur évêque du diocèse - la revue "Nova et Vetera", qu’il dirigera jusqu’à sa mort. (apic/cor)