Mozart à la cathédrale St-Nicolas
Mgr Mamie lance un appel à la paix dans le Golfe
Fribourg, 27janvier(APIC) La cathédrale St-Nicolas était à nouveau comble
ce dimanche 27 janvier pour la deuxième des quinze messes qui se déroulent
dans la cathédrale de Fribourg tout au long de cette "Année Mozart" destinée à marquer le bicentenaire du célèbre compositeur autrichien. Mgr Pierre
Mamie a lancé à l’occasion de l’homélie un vibrant appel pour la paix dans
le Golfe.
Cette "Messe du couronnement de Mozart", présidée par le chanoine Henri
Murith, curé de la cathédrale, était chantée par l’ensemble vocal de Villars-sur-Glâne dirigé par Pierre-Georges Roubaty, maître de chapelle de la
cathédrale, accompagné par l’Orchestre de Chambre de Villars-sur-Glâne. La
célébration radiodiffusée par la Radio suisse romande, a été l’occasion
pour Mgr Pierre Mamie, évêque du diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg,
de faire le parallèle entre l’époque où Mozart composait cette Messe - la
guerre entre l’Autriche et la Prusse - et la situation actuelle dans le
Golfe.
"C’est aujourd’hui l’anniversaire de la naissance de Mozart, a souligné
Mgr Mamie; aujourd’hui, cela fait dix jours que la guerre et la mort sont
entrées au pays d’Abraham, au bord du Tigre et de l’Euphrate. J’ose poser
la question : Seigneur, qu’as-tu fait de mon espérance ?". Au moment où Mozart composait cette messe, a-t-il rappelé, il y avait la guerre entre
l’Autriche et la Prusse, c’est pourquoi, dans le Gloria, on chante "pax hominibus" avec une insistance particulière.
Des missiles porteurs de mort traversent le ciel de Bethléem
"Aujourd’hui, déplore l’évêque de Lausanne, Genève et Fribourg, c’est de
nouveau la guerre. Des missiles porteurs de mort traversent le ciel de
Bethléem, là où les anges avaient chanté : Paix sur la terre aux hommes de
bonne volonté". (...). Après avoir évoqué la stérilité de Sarah, femme
d’Abraham - "Père de tous les croyants" - et sa guérison par la naissance
d’Isaac, Mgr Mamie a poursuivi : "La paix, elle est aujourd’hui comme un
enfant que nous avons à mettre au monde; si Dieu ne guérit pas notre impuissance et notre stérilité, jamais le ’prince de la paix’, l’enfant de
Bethléem, fruit virginal de l’Esprit-Saint, ne pourra renaître chez nous".
"Mozart a raison de nous faire prier, a-t-il ajouté, de nous aider à
prier, en mettant Marie à nos côtés, pour qu’elle intervienne, avec nous,
auprès de son fils, pour que la paix revienne vite sur la terre".
(apic/cor/be)